Classes européennes : "Qu?on arrête de dire que ce sont des classes de privilégiés !"

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Que la ministre dise clairement qu?elle veut faire des économies et qu?elle supprime des classes qui coûtent de l?argent. Au moins, ce sera clair ! s'agace Marianne, qui enseigne l'italien en Seine-Saint-Denis.
Que la ministre dise clairement qu?elle veut faire des économies et qu?elle supprime des classes qui coûtent de l?argent. Au moins, ce sera clair ! s'agace Marianne, qui enseigne l'italien en Seine-Saint-Denis.

 

Elle s?appelle Marianne Urbanet. Agrégée d?italien, elle a fait toute sa carrière en Seine-Saint-Denis, douze ans au collège Jean-Lurçat de Saint-Denis, puis trois ans au collège Jean-Jaurès de Montreuil (93). Les classes bilangues et européennes, elle connaît. Pour l'enseignante, elles constituent une clé essentielle de la réussite de certains élèves dans des établissements qui, sans cela, seraient de véritables poudrières. Alors quand on les supprime au nom de l?égalité, quand elle entend sa ministre expliquer à la radio que ces classes sont des classes d?élite, Marianne voit rouge.

"Depuis 15 ans, j?enseigne dans ces classes en Seine-Saint-Denis. Je ne peux pas imaginer qu?elles soient supprimées. Des classes pour privilégiés ? Que Najat Vallaud-Belkacem vienne ici au collège de Montreuil expliquer à Idriss, qui est dans ma 6e, qu?il est un nanti ! Mardi, quand j?ai expliqué que, sans doute, il ne pourrait pas continuer en 5e bilangue, il avait les larmes aux yeux. Cette classe, et ce que l?on y fait, c?est sa dernière raison de venir au collège. Je suis en colère. Depuis 15 ans, en fin d'année, je vais avec mes élèves dans les écoles primaires du secteur du collège. Je présente la classe bilangue. Mes élèves font un petit spectacle. J?envoie ensuite un document aux parents pour leur expliquer le fonctionnement. Puis je reçois les candidatures. On se réunit avec les professeurs des écoles...

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  • M8252219 le lundi 18 mai 2015 à 13:36

    Il faudrait d'abord redonner de l'autorité aux maîtres. et ce n'est pas en leur permettant d’être présent à mis temps ou quart de temps devant les élèves.Ni les élèves ni les parents des élèves ne sont dupes de ces remplacements pour convenance personnelle et ils n’apprécient pas ces perturbations quotidiennes . L'enseignant responsable de classe se devrait d'être impérativement à temps plein.