Claire Gallois : Aux larmes, citoyens !

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Notre politique à l'égard des banlieues - ici un quartier populaire de 8 000 habitants à Gennevilliers, au nord de Paris - a-t-elle contribué à mettre le feu aux poudres ?
Notre politique à l'égard des banlieues - ici un quartier populaire de 8 000 habitants à Gennevilliers, au nord de Paris - a-t-elle contribué à mettre le feu aux poudres ?

Nous ne sommes pas totalement innocents dans ce désastre et ces meurtres. Il y a peut-être bien longtemps que nous les préparons au nom d'une prétendue supériorité culturelle, d'une menée politique internationale qui ne s'est jamais embarrassée du respect des droits de l'homme. La première intervention en Irak, sans objectifs très clairs, sans moyens, avait favorisé la montée de l'islamisme. Ne parlons pas de la défaite de la pensée et de l'atrocité causée par la guerre en Libye, pays désormais détruit par nos soins, au nom de l'élimination prétendûment morale d'un dictateur. En Irak, existait, malgré les exactions de Saddam Hussein, une démocratie. Aujourd'hui ? Misère et chaos réunis. Quant à la décision de bannir Bachar el-Assad, elle était justifiée par sa cruauté envers son propre peuple mais nos dirigeants n'ont jamais envisagé qu'il était cependant le dernier rempart contre Daesh. L'ingérence est devenue notre spécialité, sans nous assurer d'avoir les moyens de soutenir une cause juste.

Où sont passés les 3 milliards des banlieues ?

En France même, notre bonne volonté envers nos compatriotes immigrés s'est exprimée en dotant les banlieues défavorisées de plus de trois milliards? dont on peut encore se demander où ils sont passés. La misère, le chômage restent à l'identique, les réseaux mafieux de la drogue aussi. L'exclusion est partout. Essayez d'envoyer votre CV pour un poste à pourvoir dans une...

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