Citigroup voit son bénéfice reculer en raison de charges

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CITIGROUP VOIT SON BÉNÉFICE RECULER EN RAISON DE CHARGES
CITIGROUP VOIT SON BÉNÉFICE RECULER EN RAISON DE CHARGES

(Reuters) - Citigroup, troisième banque américaine par les actifs, n'a engrangé au quatrième trimestre qu'un maigre bénéfice après avoir inscrit dans ses comptes 3,5 milliards de dollars (3,0 milliards d'euros) de charges exceptionnelles liées à des litiges et à ses restructurations.

Le montant des charges est conforme au niveau évoqué le mois dernier par le directeur général, Mike Corbat, mais le bénéfice publié est inférieur à la moyenne des estimations d'analystes.

Le trimestre se solde par un bénéfice net ajusté de 346 millions de dollars, soit six cents par action, contre 2,6 milliards de dollars (82 cents/action) un an plus tôt, a annoncé l'établissement jeudi.

Les analystes s'attendaient en moyenne à un bénéfice de neuf cents par action, charges incluses selon Thomson Reuters I/B/E/S. L'action Citigroup perdait 0,9% à 48,63 dollars dans les transactions en avant-Bourse après l'annonce des résultats.

Le produit net bancaire (PNB) trimestriel ajusté a reculé de 0,8%, principalement à cause de l'appréciation du dollar et de la dégradation des performances des activités de courtage obligataire.

Citigroup est la plus internationale des grandes banques américaines puisqu'elle réalise près de la moitié de ses activités hors des Etats-Unis.

Sur le marché obligataire, alors que le groupe tablait sur une baisse de 5% de ses revenus, celle-ci a atteint 16%.

Mercredi, JPMorgan Chase & Co a fait état d'une chute de 14% de ses propres revenus sur ce segment.

L'appréciation continue du dollar a nourri la volatilité sur le marché obligataire en décembre, ce qui a découragé de nombreux investisseurs.

Dans la banque de détail, les revenus de Citigroup ont augmenté de 3% à dollar constant, une progression qui reflète la bonne santé du marché nord-américain mais aussi des éléments exceptionnels liés à la vente de portefeuilles de prêts.

Les dépenses d'exploitation ajustées, elles, ont augmenté de 21%.

Citigroup a passé pour près de 3,4 milliards de dollars de charges exceptionnelles depuis l'arrivée à sa tête de Mike Corbat en octobre 2012, un montant qui inclut les coûts liés à la fermeture ou à la cession d'activités de banque de détail dans 16 pays.

La majeure partie des économies générées par ces restructurations a cependant dû être réinvestie dans la gestion des risques et l'adaptation aux nouvelles règles de solvabilité.

La banque est par ailleurs directement concernée par des enquêtes en cours sur les soupçons de manipulation des marchés de change et des taux d'intérêt Libor, ainsi que sur des soupçons d'infraction aux lois sur le blanchiment d'argent.

(Tanya Agrawal et David Henry, Bertrand Boucey et Marc Angrand pour le service français)

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