Citigroup bat le consensus et Wall Street apprécie

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HAUSSE DE 31% DU BÉNÉFICE TRIMESTRIEL DE CITIGROUP
HAUSSE DE 31% DU BÉNÉFICE TRIMESTRIEL DE CITIGROUP

par David Henry et Tanya Agrawal

(Reuters) - Citigroup a publié lundi un bénéfice trimestriel en hausse de près d'un tiers et supérieur aux attentes, grâce entre autres à la croissance de ses activités sur les marchés primaires et en banque d'investissement.

La troisième banque américaine a aussi réduit les pertes liées à ses actifs à risque et amélioré la maîtrise de ses coûts. Si son produit net bancaire a progressé de 6% sur un an, à 20,5 milliards de dollars, la hausse de ses dépenses a été inférieure à 1%.

Par rapport au quatrième trimestre 2012, les dépenses ont baissé de 10%, s'inscrivant à 12,4 milliards de dollars.

Ces résultats entretiennent l'espoir de voir le groupe amorcer un redressement, six mois après l'arrivée à sa tête de Michael Corbat après le départ de Vikram Pandit.

A la Bourse de New York, l'action Citigroup gagnait 2,28% à 45,80 dollars en fin de matinée alors que l'indice Dow Jones cédait 0,52%.

"Citigroup était un tel désordre pendant tant d'années", a commenté Mark Mandell, gérant de Dalton Investments, qui détient des actions de la banque. "Tout ce qu'ils ont à faire, c'est d'améliorer encore un peu la situation et ils pourront retrouver une valorisation proche de celle de leurs concurrents."

Citigroup a réalisé sur les trois premiers mois de l'année un bénéfice net de 3,8 milliards de dollars (2,9 milliards d'euros), soit 1,23 dollar par action, contre 2,9 milliards (95 cents/action) lors de la même période l'an dernier.

En excluant certains ajustements comptables sur les deux périodes, le bénéfice net ressort à 4,0 milliards de dollars, soit 1,29 dollar par action, contre 3,4 milliards (1,11 dollar/action) au premier trimestre 2012.

Les analystes financiers prévoyaient en moyenne un bénéfice par action de 1,17 dollar hors ajustements comptables.

LE RATIO TIER 1 BÂLE III S'AMÉLIORE

La marge nette d'intérêts, qui mesure la rentabilité de l'activité de crédit, a légèrement augmenté à 2,94% sur janvier-mars contre 2,93% sur octobre-décembre, alors que celles de plusieurs de ses concurrents sont orientées à la baisse.

Citigroup précise que les revenus de ses activités de courtage de valeurs mobilières et de banque d'investissement ont augmenté de 31% à 6,98 milliards de dollars au premier trimestre.

Hors ajustements comptables, la croissance de la division ressort à 8% et ses revenus à 7,29 milliards.

En Amérique du Nord, ces revenus ont bondi de 48% à 3,07 milliards hors ajustements. La hausse a atteint 84% (à 204 millions) dans le conseil en fusions-acquisitions et 45% (à 225 millions) pour l'activité de souscription.

La banque a bénéficié ces derniers mois des recrutements effectués fin 2011 et début 2012, a expliqué le directeur financier John Gerspach, lors d'une téléconférence avec des analystes.

L'augmentation des bénéfices a permis au groupe d'améliorer son ratio de solvabilité Tier 1 selon les normes prudentielles de Bâle III. Il atteignait 9,3% fin mars contre 8,7% trois mois plus tôt.

En Bourse, avant lundi, l'action Citigroup avait gagné 13,2% depuis début janvier, une hausse supérieure à celle de l'indice sectoriel KBW (+9,6%) et à celle du Standard & Poor's 500 (+11,4%).

David Henry à New York et Tanya Agrawal à Bangalore, Marc Angrand pour le service français, édité par Dominique Rodriguez

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  • marshaka le lundi 15 avr 2013 à 14:52

    Si je lit bien les comptes, je trouve un bénéfice de 3,8 Mds $ avec 5,3 Mds $ de reprise de provisions, donc Citigroup perd de l'argent si la Fed n'imprime pas pour lui racheter ses actifs pourris, on comprend mieux l'utilité des QE, faire monter Wall Street et sauver les banques, les emplois ne sont pas leur problème ! Vive la révolution