Citigroup bat le consensus au 2e trimestre

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CITIGROUP LIVRE UN BÉNÉFICE TRIMESTRIEL AJUSTÉ SUPÉRIEUR AUX ATTENTES
CITIGROUP LIVRE UN BÉNÉFICE TRIMESTRIEL AJUSTÉ SUPÉRIEUR AUX ATTENTES

par David Henry

NEW YORK (Reuters) - Citigroup a publié lundi un bénéfice en hausse de 41% et meilleur que prévu au titre du deuxième trimestre, à la faveur de meilleures performances de trading et de la hausse des prix immobiliers qui a limité les pertes sur crédits hypothécaires.

Pour les analystes, les résultats du deuxième trimestre confirment le redressement de la troisième banque américaine après la crise financière mais de nouveaux obstacles se profilent peut-être sur son chemin avec la hausse des taux longs aux Etats-Unis et le ralentissement de la croissance dans les pays émergents, où elle réalise une part importante de ses activités.

"Citigroup se porte mieux, mais ce n'est pas forcément le cas de ses marchés", résume Stanley Crouch, directeur des investissements chez Aegis Capital Corporation.

Les résultats du deuxième trimestre ont été tirés par la division "securities and banking", avec un revenu en hausse de 18% pour les activités obligataires, un bond de 68% du revenu de trading sur les marchés boursiers et une hausse de 21% dans les activités de conseil et de souscription.

Le bénéfice net du groupe a atteint 4,18 milliards de dollars (3,2 milliards d'euros) contre 2,95 milliards un an plus tôt. Hors ajustements liés au changement de la valeur de la dette et à la cession d'une participation dans une banque turque, le bénéfice ressort à 3,89 milliards de dollars contre 3,08 milliards.

Le bénéfice par action a atteint 1,25 dollar, contre 1,00 dollar un an plus tôt, dépassant nettement le consensus qui était de 1,17 dollar selon Thomson Reuters I/B/E/S.

"Ce que vous voyez est le résultat du repositionnement et des restructurations successives que nous avons entrepris ces deux à quatre dernières années", a déclaré le directeur financier, John Gerspach, lors d'une conférence téléphonique avec la presse, en parlant de la division de trading et de banque.

La banque a davantage mis l'accent sur le trading client plutôt que pour compte propre et a embauché des banquiers d'investissement qui ont amené de bonnes affaires, a-t-il ajouté.

BAISSE DES PROVISIONS POUR CRÉANCES DOUTEUSES

Le revenu des activités obligataires et bancaires a progressé de 18% à 3,37 milliards de dollars et celui réalisé sur les marchés boursiers a augmenté de 68% à 942 millions.

Les revenus de trading du deuxième trimestre 2012 avaient été faibles pour l'ensemble du secteur en raison de la crise de la dette en Europe.

Les pertes de crédit ont baissé à 2,61 milliards de dollars, contre 3,49 milliards un an plus tôt, grâce à la hausse des prix dans l'immobilier qui a augmenté la valeur des actifs hypothécaires détenus par Citigroup depuis la crise financière.

Le résultat a également bénéficié de l'annulation de 787 millions de dollars de réserves qui avaient été mis de côté pour faire face à des risques de créances douteuses qui ne se sont pas matérialisés. Pour Citi Holdings, les provisions pour créances douteuses ont ainsi été ramenées à 451 millions de dollars, contre 1,23 milliard un an plus tôt.

La banque a fait état d'un ratio Tier 1 des fonds propres en amélioration, à 10,0% fin juin, contre 9,3% à la fin mars, sur la base des nouvelles normes dites de Bâle III.

L'action Citi s'est appréciée de 28% depuis le début de l'année, surperformant légèrement l'indice KBW du secteur bancaire même si elle a un peu piqué du nez depuis la fin mai en raison de perspectives économiques moins favorables dans les marchés émergents. Sur un an, sa valeur a doublé.

Le nouveau directeur général Mike Corbat, nommé en octobre après l'éviction de Vikram Pandit, a mis l'accent sur les réductions de coûts et l'amélioration des bénéfices, tout en conservant l'accent mis par la banque sur les marchés émergents.

Citigroup est la plus internationale des grandes banques américaines, ayant réalisé l'an dernier 58% de ses revenus en dehors de l'Amérique du Nord.

Avec Lauren Tara LaCapra à New York et Tanya Agrawal à Bangalore, Véronique Tison pour le service français

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