Citi fait mieux qu'attendu au 1er trimestre, l'action s'envole

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People walk beneath a Citibank branch logo in the financial district of San Francisco, California
People walk beneath a Citibank branch logo in the financial district of San Francisco, California

(Reuters) - Le bénéfice net de Citigroup a progressé de 4% au premier trimestre, la diminution des pertes imputable à ses actifs douteux ayant contrebalancé la baisse de son chiffre d'affaires tiré de ses activités de trading et de crédit.

En données ajustées, le bénéfice net du numéro trois américain de la banque a progressé à 4,15 milliards de dollars, 1,30 dollar par action, contre 4 milliards de dollars, 1,29 dollar par titre, un an auparavant.

En normes GAAP, le bénéfice net a augmenté à 3,94 milliards de dollars, 1,23 dollar par titre, contre 3,81 milliards, 1,23 dollar par action, un an auparavant.

Le consensus Thomson Reuters I/B/E/S anticipait un BPA de 1,14 dollar.

Les investisseurs ont salué ces résultats, l'action Citigroup s'adjugeant 4,15% quelques minutes après l'ouverture, effaçant ainsi le recul de 9% accusé depuis la fin mars, lorsque la Fed avait rejeté un plan de rachat d'actions de 6,4 milliards de dollars.

La perte nette imputable à Citi Holdings, qui regroupe les actifs douteux détenus par la banque, a reculé à 292 millions de dollars contre 798 millions un an auparavant.

Dans ses activités principales, regroupées au sein de sa division Citicorp, le bénéfice net a reculé de 8%, tandis que son produit net bancaire a diminué de 5% en raison d'une baisse de ses recettes dans le trading obligataire et dans le crédit immobilier.

Les bénéfices de la banque ont également été affectés par une hausse des frais juridiques.

Citigroup a annoncé au premier trimestre qu'elle menait une enquête sur une fraude de 400 millions de dollars qui aurait été commise dans sa filiale mexicaine.

Ces résultats viennent ponctuer un trimestre décevant pour la banque qui n'est pas parvenue à obtenir le feu vert des autorités de régulation du secteur pour verser un dividende plus élevé et pour entreprendre un plan de rachats d'actions massif.

En poste depuis octobre 2012, son directeur général, Mike Corbat, peine à concrétiser les espoirs que son arrivée avait fait naître, en particulier sur un retour de la rentabilité de la banque à un niveau conforme à celui du secteur et sur une amélioration de ses relations avec les régulateurs.

Pour l'ensemble de l'établissement, le produit net bancaire ajusté a reculé de 2% à 20,12 milliards de dollars, tout en étant meilleur que les 19,37 milliards de dollars que prévoyaient les analystes. Les charges d'exploitation ont de leur côté diminué de 12,15 milliards de dollars.

(David Henry et Tanya Agrawal, Nicolas Delame pour le service français, édité par Marc Joanny)

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