Cisjordanie-Un Palestinien tué après une attaque au couteau

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(Actualisé avec précisions, contexte) JÉRUSALEM, 31 octobre (Reuters) - Un Palestinien a été tué samedi par les forces israéliennes alors qu'il tentait d'agresser un agent des forces de sécurité à l'arme blanche dans le nord de la Cisjordanie occupée, rapporte la police. L'homme armé d'un couteau s'est rué sur sa cible qui l'a sommé de faire halte, a précisé un porte-parole. "Comme il n'obtempérait pas, l'agent a tiré pour le neutraliser et le terroriste a été tué", a-t-il ajouté. Selon le personnel médical palestinien, il était âgé de 18 ans. Son décès porte à 65 le nombre de Palestiniens tués depuis le début du mois. D'après les autorités israéliennes, 38 l'ont été au cours d'agressions au couteau. Les autres ont trouvé la mort lors de manifestations ayant donné lieu à des affrontements avec les forces de l'ordre. Coté israélien, onze personnes ont été tuées à coups de couteau et par balles. Les forces de sécurité israélienne sont par ailleurs mises en cause après la diffusion d'une vidéo publiée sur des réseaux sociaux qui montre les images d'un soldat abattant un Palestinien allongé sur le sol, manifestement blessé. L'homme venait de poignarder et de blesser légèrement un soldat israélien à un barrage érigé à Hébron. La police israélienne a dit samedi ouvrir une enquête. Après un autre incident, un officier israélien a été suspendu. Il est accusé d'être entré dans un camp de réfugiés situé en Cisjordanie à bord d'un véhicule et d'avoir dit par haut-parleur : "Si vous continuez à nous jeter des pierres, nous vous lancerons des gaz jusqu'à ce que vous mourriez." Selon le ministère palestinien de la Santé, un nourrisson de huit mois est mort dans un village de Cisjordanie après avoir inhalé des gaz lacrymogènes tirés par les forces de sécurité israéliennes. Des sources médicales ont cependant déclaré à Reuters que le bébé avait eu des problèmes de santé avant l'incursion de l'armée et que les causes de son décès étaient inconnues. Une porte-parole de l'armée a de son côté déclaré qu'une enquête n'avait pu établir aucun lien entre les tirs de gaz lacrymogènes et la mort du nourrisson. (Ali Sawafta et Maayan Lubell; Jean-Philippe Lefief et Nicolas Delame pour le service français)

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