"Cinquième colonne", "troisième guerre mondiale" : les mots d'Estrosi à la loupe

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Christian Estrosi, député-maire UMP de Nice, le 15 février 2015.
Christian Estrosi, député-maire UMP de Nice, le 15 février 2015.

L'expression de Christian Estrosi a donné le ton : la campagne pour les régionales sera martiale. La classe politique tire à boulets rouges sur le maire de Nice qui a évoqué "une cinquième colonne islamiste" en France, dimanche sur France 3. À gauche, le patron du PS, Jean-Christophe Cambadélis, s'est dit "très inquiet du cours néofrontiste de l'aile Sarkozy-Ciotti-Estrosi de l'UMP". Le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, et le chef des députés socialistes, Bruno Le Roux, ont également dénoncé ses propos.

À droite, certains comme Valérie Pécresse et Gérard Larcher les ont imités, l'une contestant les termes, l'autre se disant carrément "choqué" par leur utilisation. Le Front national, qui a démis Aymeric Chauprade de ses fonctions de conseiller de Marine Le Pen pour avoir utilisé la même expression, a pour sa part sorti l'artillerie lourde : Florian Philippot a dénoncé "l'outrance verbale" du maire de Nice. À tel point que le président de l'UMP Nicolas Sarkozy a dû couvrir les arrières de son vieil ami surnommé "le motodidacte". Malgré cette polémique, Christian Estrosi, coutumier des déclarations-chocs avant les élections, maintient sa position. Il "persiste et signe" sur Twitter.

Je persiste et je signe. 5ème colonne = partisans cachés au sein d'un État d'une organisation hostile. Cela s'applique bien à la situation- Christian Estrosi (@cestrosi) April 27, 2015

Une sortie digne du frontiste Aymeric...

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