Cinq sites "faisant l'apologie du terrorisme" bloqués pour la première fois en France

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Cinq sites "faisant l'apologie du terrorisme" bloqués pour la première fois en France
Cinq sites "faisant l'apologie du terrorisme" bloqués pour la première fois en France

L'accès à cinq sites internet accusés "de faire l'apologie du terrorisme" a été bloqué en fin de semaine dernière par le gouvernement, première application de cette mesure phare de la loi antiterroriste de novembre 2014."Pour le première fois", a annoncé lundi le ministère de l'Intérieur, a été mise en place la possibilité de bloquer des sites "se livrant à l'apologie du terrorisme". Ce point avait fait débat à l'époque notamment de la part des défenseurs de la liberté d'expression.A l'appui de cette mesure administrative, le gouvernement a invoqué le décret entré en vigueur le 6 février dernier qui en fixe les modalités. Il vise également d'autres sites: cinq autres qualifiés de "pédopornographiques" ont ainsi été bloqués dans le même temps, selon l'Intérieur. Parmi les cinq premiers sites internet soupçonnés d'apologie du terrorisme figure celui d'al Hayat Media Center, une branche du groupe État islamique (EI) chargée de sa communication, le site Mujahadia 89 ou encore le site islamic-news.info, selon la place Beauvau. Tous sont catalogués par la place Beauvau comme "se livrant à l'apologie du terrorisme" et diffusant des images de décapitation et relayant la propagande et les discours d'EI."Je ne veux pas que sur internet, il y ait des sites qui conduisent à prendre les armes", a justifié le ministre Bernard Cazeneuve lundi soir, lors d'une réunion publique à Metz."Je fais la différence entre la liberté d'expression et la diffusion de messages qui relèvent de l'apologie du terrorisme, ces messages de haine sont un délit", a-t-il expliqué.L'ordre de blocage a été émis par l'Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication (OCLCTIC), chargé de la lutte contre la cybercriminalité à la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ). Les fournisseurs d'accès, auparavant ...

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