Cinq pistes pour donner de l'air à Alstom-Belfort, dit Vidalies

le
3
LE GOUVERNEMENT A CINQ PISTES POUR SAUVER ALSTOM-BELFORT
LE GOUVERNEMENT A CINQ PISTES POUR SAUVER ALSTOM-BELFORT

PARIS (Reuters) - Le secrétaire d'Etat aux Transports, Alain Vidalies, a fait état mardi de cinq pistes susceptibles de remplir le carnet de commandes d'Alstom et de sauver les activités ferroviaires du groupe sur le site Belfort.

Il a par ailleurs assuré que le groupe, détenu à 20% par l'Etat, parviendrait sous peu à gagner des contrats lui permettant d'éviter une fermeture de son site historique et des suppressions d'emplois.

"Il y aura (des commandes), c'est sûr", a affirmé Alain Vidalies sur Europe 1.

Lundi, François Hollande s'est dit "mobilisé" pour trouver des solutions alternatives au plan de la direction annoncé la semaine dernière, consistant à transférer d'ici la fin 2018 la production de trains et le bureau d'études de Belfort vers son site de Reichshoffen (Alsace).

"Il y a trois dossiers qui peuvent se concrétiser rapidement. Le premier: une négociation directe entre la SNCF et Alstom sur un train qui est exploité par la SNCF qui fait Paris-Turin-Milan", a détaillé Alain Vidalies.

"Aujourd'hui, ils ne se sont pas mis d'accord, je les invite à se mettre d'accord", a-t-il ajouté au sujet de ces négociations portant sur six rames et 12 locomotives.

Parmi les dossiers pouvant trouver une issue rapide, le secrétaire d'Etat aux Transports a également évoqué une discussion en cours avec la RATP au sujet de petites locomotives et une commande de l'Etat à venir concernant 30 rames de trains.

Il a toutefois précisé que cette dernière commande, qui devrait être passée à l'ensemble du groupe, ne suffirait pas à elle seule à assurer l'avenir du site de Belfort.

"PLUS GRAND APPEL D'OFFRE"

"Deux autres dossiers. Premièrement, un énorme dossier qui est en cours, qui à mon avis justifie que la direction puisse attendre: il y a le plus grand appel d'offre qui ait jamais existé, 3,5 milliards (d'euros), qui a été lancé par le Stif (Syndicat des transports d'Île-de-France, NDLR)."

"Si la réponse devait être en tout ou partie favorable à Alstom, on peut penser qu'une partie au moins pour l'engineering pourrait être affectée à Belfort", selon Alain Vidalies.

"J'ajoute que je vais bien lancer en fin d'année pour un milliard (d'euros) un appel d'offre pour des trains d'équilibre des territoires pour les lignes structurantes", a conclu le secrétaire d'Etat.

Interrogé sur LCI, le secrétaire d'Etat à l'Industrie, Christophe Sirugue, a quant à lui reproché au PDG d'Alstom, Henri Poupart-Lafarge, d'avoir passé sous silence devant le conseil d'administration le projet de transfert des activités de Belfort.

Selon Christophe Sirugue, qui doit recevoir les syndicats ce mardi après-midi, l'Etat n'a pas été informé avant l'annonce de la semaine dernière.

"Pour une raison assez simple, c'est que le PDG n'a pas fait cette information devant les instances normales de l'entreprise, c'est-à-dire devant le conseil d'administration", a déclaré Christophe Sirugue sur LCI.

"Le carnet de commande, chacun en était informé. Ce dont nous n'étions pas informés du tout, c'est de la proposition formulée par le PDG d'Alstom qui aboutit à la fermeture du site de Belfort", a-t-il déploré.

Le site de Belfort compte actuellement 480 salariés, dont 400 sont concernés par le plan de la direction. S'il est appliqué, l'activité du site sera recentrée sur la maintenance et la réparation.

(Simon Carraud, édité par Elizabeth Pineau)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • dan197 il y a 3 mois

    Ça rame dure au gouv ?

  • Pierusan il y a 3 mois

    L'air il vaut mieux le donner à Michelin ; quant à Alstom, mieux vaudrait le remettre sur les rails.

  • M6137859 il y a 3 mois

    Cinq pistes à objectif électoral uniquement. Hollande vendrait sa mère pour être réélu en 2017. Quelle tristesse !....