Cinq offres pour le pôle frais de Doux

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CINQ OFFRES AURAIENT ÉTÉ DÉPOSÉES POUR LE PÔLE FRAIS DU VOLAILLER DOUX
CINQ OFFRES AURAIENT ÉTÉ DÉPOSÉES POUR LE PÔLE FRAIS DU VOLAILLER DOUX

par Pierre-Henri Allain

SERENT, MORBIHAN (Reuters) - Au moins cinq offres de reprise ont été déposées vendredi pour différents sites du pôle frais du groupe volailler Doux, placé en liquidation judiciaire le 1er août et qui emploie au total 1.700 personnes, a-t-on appris de source proche du dossier.

Les repreneurs potentiels des sites du pôle frais ont jusqu'à minuit ce vendredi pour formuler leurs offres et le tribunal de commerce de Quimper devrait les examiner lors d'une audience prévue dans la semaine du 3 septembre.

Les juges ont mis le pôle frais de Doux, qui concerne les site d'abattage et de conditionnement de poulets frais, en liquidation le 1er août tout en ordonnant la poursuite jusqu'au 30 novembre de la période d'observation pour les deux autres branches du groupe, l'export et les produits élaborés.

Ils avaient ainsi tranché en faveur de la solution préconisée par l'actuel PDG Charles Doux avec l'apport de nouveaux capitaux, notamment de la banque Barclays, qui pourrait à terme convertir sa créance de 140 millions d'euros en capital et prendre le contrôle du groupe à 80%.

Charles Doux est surtout intéressé par la reprise des pôles export et produits élaborés, comme les plats cuisinés, de ce géant du secteur avicole qui emploie au total 4.195 personnes et achète sa production à quelque 800 éleveurs.

Sa solution avait été préférée par le tribunal de commerce à celle du groupe agro-industriel Sofiprotéol, qui fédérait plusieurs sociétés, au grand dam de son président Xavier Beulin, qui est également celui du syndicat agricole FNSEA.

"BEAUCOUP DE GENS SUR LE CARREAU"

Parmi les offres déposées vendredi, le groupe LDC (poulets de Loué) reprendrait le site de Laval (Mayenne) et l'ensemble de ses 303 salariés, ainsi que le site d'abattage de Sérent, dans le Morbihan, (178 salariés), en gardant 55 emplois.

Le groupe Duc a également fait une proposition pour Sérent en gardant 101 emplois. Très convoité, ce site a fait l'objet d'une troisième offre de la société Tallec, dirigée par un ancien directeur général du groupe Doux, Briec Bounoure, qui garderait 147 emplois.

Associé au groupe Duc, Glon-Sanders, filiale du groupe agro-industriel Sofiprotéol, a de son côté fait une offre pour le site de Bloynes (Loiret), où il garderait 87 des 182 salariés.

Glon-Sanders serait également prêt à reprendre deux petits établissements dont un couvoir représentant une vingtaine d'emplois dans la région centre, à Clémont et Amilly, bien que ces sites ne fassent pas partie du pôle frais du groupe Doux.

Doux a lui-même émis une offre pour le site de Pleucadeuc (Morbihan) dont il garderait 137 des 404 salariés actuels.

Selon une source proche du dossier, des discussions seraient également en cours pour la reprise des sites de Blancafort (Cher, 244 salariés) et de Graincourt (Pas de Calais, 253 salariés) mais aucune offre n'avait été formalisée pour ces sites à la mi-journée.

"Telles qu'elles existent pour l'instant, ces offres laissent beaucoup de gens sur le carreau, c'est inadmissible", a déclaré Nathalie Le Bec, déléguée Force Ouvrière sur le site de Sérent qui espère "des améliorations" dans les prochains jours.

Pierre-Henri Allain, édité par Yves Clarisse

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