Cinq morts dans les combats lundi à Brazzaville

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    BRAZZAVILLE, 5 avril (Reuters) - Trois policiers et deux 
hommes armés ont été tués dans les affrontements de lundi à 
Brazzaville, deux semaines après la réélection contestée du 
président congolais Denis Sassou-Nguesso, a annoncé mardi un 
porte-parole de la police. 
    Des fusillades et des tirs d'armes lourdes ont éclaté lundi 
dans le quartier de Makélékélé, fief de l'opposition dans le sud 
de la capitale, brisant le calme relatif prévalant en République 
du Congo depuis le scrutin du 20 mars. 
    Le gouvernement a accusé d'anciens membres d'une milice 
ayant combattu les forces favorables au chef de l'Etat lors de 
la guerre civile de 1997 d'avoir attaqué et incendié des 
bâtiments publics. 
    L'attaque de ces miliciens "ninja", anciens partisans du 
défunt Premier ministre Bernard Kolélas, père de l'opposant 
Guy-Brice Parfait Kolélas arrivé deuxième à la présidentielle, a 
été contenue, a déclaré lundi le porte-parole du gouvernement 
Thierry Moungalla. Il a ajouté qu'il n'y avait pas de preuve de 
l'implication de candidats de l'opposition ou de leurs partisans 
dans ces incidents. 
    Mardi, le calme régnait à Brazzaville mais de nombreux 
commerces et des écoles sont restés fermés. Des centaines 
d'habitants du sud de la ville ont fui les combats lundi et peu 
d'entre eux ont décidé de regagner leur domicile. 
    Denis Sassou-Nguesso, qui a 72 ans, a été président de la 
République du Congo entre 1979 et 1992 et l'est à nouveau depuis 
1997. Il a été réélu le 20 mars après avoir fait adopter, par 
référendum en octobre 2015, des réformes supprimant les diverses 
limitations aux mandats présidentiels qui l'auraient empêché de 
se représenter.  
 
 (Christian Elion, Jean-Stéphane Brosse et Guy Kerivel pour le 
service français) 
 
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