Cinq morts dans des affrontements dans le sud-est de la Turquie

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SILOPI, Turquie, 7 août (Reuters) - Cinq personnes ont été tuées vendredi dans le sud-est de la Turquie lors d'une série d'affrontements entre les forces de sécurité turques et des militants kurdes. A Silopi, une ville de la province de Sirnak proche des frontières irakienne et syrienne, le bilan est de trois morts et sept blessés, selon les autorités turques. Dans les provinces de Van et d'Agri, des incidents séparés ont fait deux autres morts, deux soldats turcs tués par des combattants kurdes. Les violences ont redoublé dans le sud-est de la Turquie depuis que le PKK a lancé au mois de juillet une série d'attaques contre les forces de sécurité turques et que, dans le même temps, Ankara a entamé une campagne de bombardements sur des positions du PKK en Turquie et dans le nord de l'Irak. Depuis le 20 juillet, date de l'attentat suicide commis dans la ville de Suruç, au moins 21 membres des forces de sécurité turques ont été tuées dans des violences. La journée de vendredi a été particulièrement violente à Silopi, où les affrontements ont éclaté en début de matinée lorsque les forces de police ont tenté de pénétrer dans certains quartiers de la ville afin de combler des tranchées creusées par des membres du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) ainsi que des barricades. Pris pour cible par des agresseurs armés de fusils, d'engins explosifs artisanaux et de grenades, les policiers ont répliqué, ont dit les services du gouverneur de la province. Un député du parti pro-kurde HDP (Parti démocratique des peuples) a réfuté cette version, affirmant n'avoir vu aucun militant armé. "La police doit se retirer immédiatement et les tensions doivent être réduites", a ajouté Faysal Sariyildiz, précisant que les victimes étaient toutes des civils. D'après les services du gouverneur, deux policiers ont été blessés dans les affrontements qui se sont poursuivis dans la matinée. Sur des images de télévision, on pouvait voir de la fumée s'élever de bâtiments et entendre des échanges de tirs. (Reuters TV avec Seyhmus Cakan à Diyarbakir; Simon Carraud et Henri-Pierre André pour le service français)

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