Cinq militants CGT relaxés pour refus de prélèvement ADN

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PARIS (Reuters) - Cinq militants de la CGT poursuivis pour avoir refusé un prélèvement ADN ont été relaxés mardi par le tribunal correctionnel de Roanne (Loire), a-t-on appris auprès de la confédération.

Les juges ont estimé que le prélèvement ADN réclamé aux prévenus, après leur condamnation fin 2012 pour des dégradations en marge d'une manifestation, n'aurait pas dû être exigé car les syndicalistes avaient été dispensés de peine.

"C'est une victoire pour toute la CGT mobilisée autour des cinq militants et engagée dans la défense des libertés d'actions syndicales et contre la criminalisation par le patronat des conflits sociaux", écrit le syndicat dans un communiqué.

Selon la CGT, le tribunal a également considéré que les gardes à vue du mois de mai étaient irrégulières, ce qui pourrait faire jurisprudence.

Le parquet avait requis un mois de prison avec sursis à l'encontre des cinq syndicalistes, quatre hommes et une femme, fonctionnaires de la Défense et agents hospitaliers.

La CGT a fait de ce procès une bataille emblématique de la défense des libertés syndicales et d'expression.

En novembre 2012, les cinq syndicalistes avaient été reconnus coupables par la cour d'appel de Lyon de "dégradations en réunion", mais dispensés de peine, pour avoir inscrit des tags sur un mur en marge d'une manifestation contre la réforme des retraites en 2010.

Ils avaient été ensuite convoqués par la police et la gendarmerie pour être inscrits au fichier national automatisé des empreintes génétiques, ce qu'ils ont refusé.

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

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