Cinq journalistes arrêtés en dix jours au Niger

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    NIAMEY, 25 novembre (Reuters) - Cinq journalistes ont été 
arrêtés en dix jours au Niger sur fond de tensions politiques à 
l'approche de l'élection présidentielle de février, qui verra le 
chef de l'Etat sortant Issoufou Mahamadou briguer un deuxième 
mandat de cinq ans.  
    L'arrestation, le 14 novembre, à son retour au Niger, d'Hama 
Amadou, chef de file de l'opposition et candidat du Mouvement 
démocratique nigérien (Moden) à la présidentielle, est à 
l'origine de ces tensions.  
    Selon Reporters sans frontières (RSF), Souleymane Salha, 
directeur de publication de l'hebdomadaire Le Courrier, a été 
placé en garde à vue lundi et son interpellation serait liée à 
la publication d'un article dans lequel il s'en prenait au 
directeur adjoint de la police après l'arrestation d'Hama 
Amadou. 
    Quatre autres journalistes de télévision ont été arrêtés le 
même jour que l'opposant, après avoir filmé les heurts entre ses 
partisans venus l'accueillir et les forces de l'ordre.    
    "Alou Aboubacar et son cameraman Abdoulaye Souley de TV 
Bonferey, ainsi que Sidiku Harouna et son cameraman Luc Ogoa de 
TV Niger 24 ont ainsi été transférés dans les locaux de la 
police judiciaire et retenus une journée entière", précise RSF 
dans un communiqué. 
    "Nous demandons aux autorités nigériennes de relâcher 
immédiatement le journaliste incarcéré et de cesser d'user de 
ces détentions préventives pour intimider les professionnels des 
médias. Si elles s'estiment diffamées, il existe d'autres 
recours que l'emprisonnement", ajoute l'organisation.  
     
 
 (Abdoulaye Massalaki, Jean-Philippe Lefief pour le service 
français) 
 
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