Cinq gardes à vue dans l'enquête sur la mort de Clément Méric

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CINQ GARDES À VUE DANS L'ENQUÊTE SUR LA MORT DE CLÉMENT MÉRIC
CINQ GARDES À VUE DANS L'ENQUÊTE SUR LA MORT DE CLÉMENT MÉRIC

PARIS (Reuters) - Trois des huit personnes placées en garde à vue dans l'enquête sur la mort à Paris du militant d'extrême gauche Clément Méric ont été remises en liberté vendredi, tandis que les politiques continuent d'exiger la dissolution des groupes d'extrême droite.

Serge Ayoub, le leader des Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR) dont certains suspects sont proches, a été de son côté entendu par les enquêteurs.

Selon RTL, l'autopsie a déterminé que Clément Méric, 19 ans, est mort jeudi d'un "coup reçu en plein visage", la veille, lors d'une bagarre avec des skinheads.

D'après les premières conclusions des médecins légistes, "l'ecchymose repérée à l'arrière du crâne, provoquée par la chute du jeune homme sans doute sur un objet métallique, n'est pas à l'origine du décès", précise la radio.

Le bureau du procureur François Molins, qui tiendra une conférence de presse samedi matin, n'a pas confirmé dans l'immédiat. Selon une source proche de l'enquête, les éléments sur la cause du décès ne sont pas encore assez précis.

Deux suspects ont reconnu avoir frappé la victime, mais un seul des deux précise que le jeune homme est tombé à la suite de son coup de poing. Tous deux démentiraient avoir utilisé un poing américain, pièce de métal dans laquelle on passe les doigts.

Les enquêteurs de la PJ cherchent à déterminer les circonstances exactes de la rixe et à vérifier si le ou les auteurs des coups portés à Clément Méric ont utilisé des poings américains, comme l'a déclaré un témoin.

La mort de Clément Méric, étudiant à Sciences-Po et militant "antifasciste" du groupe "Antifa" a suscité une vive émotion au sein de la classe politique.

Une partie des suspects gravitent autour du mouvement Troisième Voie dirigé par Serge Ayoub ou de son organisation pour les jeunes, les JNR.

"LÉGITIME DÉFENSE"

Les militants d'extrême droite et d'extrême gauche se sont affrontés à la sortie d'une vente privée de vêtements de marque prisés par les deux groupes.

Selon des sources policières, cinq skinheads, après un échange d'invectives dans le bâtiment, ont demandé la protection des vigiles, qui leur ont ensuite dit que les "antifascistes" étaient partis. Or, ces derniers se trouvaient à l'extérieur lorsqu'ils ont quitté la vente.

La PJ s'efforce notamment de déterminer qui a déclenché la bagarre. Sur les huit personnes placées en garde à vue depuis jeudi, toutes n'étaient pas présentes sur les lieux.

Dans un mail révélé par Libération.fr, un militant libertaire assure que le groupe ne voulait pas en découdre et que ce sont les skinheads qui se sont jetés sur eux avec, pour certains, des poings américains.

Serge Ayoub a affirmé pour sa part sur i>Télé que les militants d'extrême droite voulaient éviter la confrontation et qu'ils ont agi en état de "légitime défense".

Les suspects ont tous donné la même version des faits à savoir qu'une bagarre "généralisée et désordonnée" avait éclaté, qu'ils étaient en état de légitime défense et qu'ils n'avaient jamais eu l'intention de tuer le jeune homme.

Une grande partie de la gauche appelant à la dissolution des groupes d'ultradroite qui ont tenté d'exploiter et de perturber les manifestations contre le mariage homosexuel, le gouvernement a rappelé avoir déjà mis ce projet à l'étude.

Toutefois, la dissolution de groupuscules extrémistes en France répond à des conditions juridiques précises. Sont visées les organisations qui s'apparentent à des groupes de combat ou qui incitent à la haine en fonction de la race ou de la religion.

Des analystes estiment que la dissolution ne constitue pas une solution sur le long terme et que les groupes renaissent aussitôt sous une autre appellation.

Dans un communiqué diffusé jeudi, Alexandre Gabriac, président des Jeunesses nationalistes, implantées dans la région lyonnaise, a prévenu qu'une interdiction ne ferait que renforcer son mouvement. "Même si vous coupiez une branche de l'arbre, vous n'empêcheriez pas la sève de monter", a-t-il écrit.

Gérard Bon avec Nicolas Bertin, édité par Yves Clarisse

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  • r.edavni le vendredi 7 juin 2013 à 21:14

    On s'en fou qui a raison ou tord, c'est le geste qui est fait qui compte !!! Tous des cin.glés !

  • jean.e le vendredi 7 juin 2013 à 21:10

    en tous cas c etait pas un ange celui qui a clapsé

  • r.edavni le vendredi 7 juin 2013 à 19:22

    Maintenant ce qui semble plaire "aux jeunes" c'est de casser la gu.eu.le de son voisin et d'avoir les cheveux rasés comme un prisonnier ! C'est quoi ces con.e.ries ! On est bien loin des années 69-75. tous ces imbé.ci.les n'ont jamais pensé à faire le tour du monde et vivre sur le bord d'une plage dans un pays exotique. Il préfère tous se fracasser entre eux. Quelle honte !

  • aeduo le vendredi 7 juin 2013 à 19:09

    Serge elie Ayoub, le leader des Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR) un skin libanais je rigole en + leader.

  • manx750 le vendredi 7 juin 2013 à 16:14

    Ce sont les mêmes militants antifascistes qui ont conspué les élus de gauche PS et UMP à Paris et à Lyon ? Antifascistes ou vraisfascistes ces militants trotskystes?

  • vd46 le vendredi 7 juin 2013 à 15:59

    on cherche depuis des dizaines d'années à faire du lavage de cerveau chez les français pour y semer la pensée UNIQUE , politique ou religieuse ! encore un exemple :l'extrème droite = les méchants ...MAIS l'extrème gauche ,c'est les BONS ...bien sûr !!! BOUFFONS !!!!

  • vd46 le vendredi 7 juin 2013 à 15:55

    les morts innocents du socialisme (appelé communisme ) c''est combien ? 100 millions ou plus (URSS,EUROPE de l'EST ,CHINE ,CAMBODGE etc ) et les brimades récurrentes avec 2 types de citoyens qd c'est la GAUCHE et tous les attentats d'extrème gauche ? faut pas nous la jouer ,hein ?

  • faites_c le vendredi 7 juin 2013 à 15:30

    Vous n'avez pas écouté Mr Walls! Ce ne sont pas des suspects mais des coupables avérés même s'ils étaient à 10 km du lieu de l'agression!En moins de 24 h, la police qui est incapable de mettre de l'ordre chez les truands de Marseille est capable de résoudre un crime qui a été attribué (avant toute enquête) à l'extrême droite sous prétexte que la victime est d'extrême-gauche (sauf que la victime n'est affiliée à aucun parti ni syndicat!!!).