Cinq ans après Fukushima, zones sinistrées et villes fantômes

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A Sendai, la vague est rentrée jusqu'à près de 5km à l'intérieur des terres. La totalité des quelques 500 km de cotes simistrées du nord-est du Japon font l'objet d'aménagement pour une meilleure résistance aux tsunamis. Monument de la déesse de la miséricorde, élévé à la mémoire des 181 victimes du tsunamià Sendai (département de Miyagi)
A Sendai, la vague est rentrée jusqu'à près de 5km à l'intérieur des terres. La totalité des quelques 500 km de cotes simistrées du nord-est du Japon font l'objet d'aménagement pour une meilleure résistance aux tsunamis. Monument de la déesse de la miséricorde, élévé à la mémoire des 181 victimes du tsunamià Sendai (département de Miyagi)

La région du nord-est du Japon ravagée par le séisme, le tsunami et la catastrophe nucléaire du 11 mars 2011 se reconstruit difficilement. Elle compte encore 174 000 personnes hébergées dans des logements provisoires.

« J’ai couru 40 minutes ce matin. J’ai longé l’océan. Il y avait du vent. Le ciel changeait vite. C’était beau. » Marathonien par passion, Katsunobu Sakurai est aussi maire de Minamisoma, ville du département de Fukushima dans le nord-est du Japon. Cet homme à la voix douce mène sa ville par amour d’une terre qui l’a vu naître en 1956, comme ses parents éleveurs de bovins et cultivateurs de riz, et comme tous les Sakurai du lieu depuis « 15 à 20 générations ».

A l’ouest, Minamisoma est dominé par le mont Kunimi. A l’est, c’est l’immensité du Pacifique. Le 11 mars 2011, la bonhomie de cette ville rurale, vivant de l’agriculture et de la production de pièces détachées d’automobile, s’est perdue dans le séisme, le tsunami et la catastrophe nucléaire qui ont ravagé le Tohoku, le nord-est du Japon, faisant 15 893 morts et 2 565 disparus.

Minamisoma a perdu 650 de ses habitants. Sa côte a été ravagée par le tsunami. La fusion des trois cœurs de la centrale installée au sud de la ville et les rejets massifs de substances radioactives ont contraint les autorités à évacuer les habitants dans un rayon de 20 kilomètres autour du site. Le sud de Minamisoma en faisait partie. A l’époque, la peur avait précipité des milliers d’habitants sur les routes. La population de la ville avait plongé de 71 000 à 10 000 âmes.

Cinq ans après, elle s’établit à 55 000, dont 4 000, souvent âgées et désœuvrées, habitent dans des « kasetsu jutaku », des logements provisoires installés à la hâte à l’ét...

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