Cinéma : Blackie et Kanuto, une jolie fable aux vertus pédagogiques

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Cinéma : Blackie et Kanuto, une jolie fable aux vertus pédagogiques
Cinéma : Blackie et Kanuto, une jolie fable aux vertus pédagogiques

(AFP) - "Blackie et Kanuto", qui raconte l'histoire d'amour entre une brebis noire, qui rêve d'aller sur la lune, et un chien de berger, autour d'une ferme basque, met en toile de fond des thèmes aux vertus pédagogiques, comme la tolérance et le respect de l'autre.

Imaginé par les Basques Ivan Oneka et Iker Alvarez, dessiné par des Chinois, mis en 3D par des Belges, ce conte pour enfants façon Tour de Babel a coûté sept millions d'euros et mis cinq ans à aboutir, grâce à l'acharnement du producteur François Cohen-Séat ("Il sera une fois", "Sous les bombes") et de ses associés italien et espagnol.

Réalisé par Francis Nielsen ("Le chien", "Le général et les oiseaux", "Émilie Jolie"), venu de la bande dessinée et de la publicité, il aligne un casting irrésistible, à commencer par un loup très raffiné, Karl Wolf, grand couturier à lunettes et sosie animal d'un autre Karl plus connu (Lagerfeld), prêt à tout pour piquer leur laine aux brebis de toutes les couleurs.

Il y a aussi le chien autoritaire Crumbo et un trio de brebis blanches (Victoria, Nancy et Chloé), soeurs de Blackie et Spice Girls de la ferme. La fusée ressemble à celle de Tintin sur la Lune, avec comme spationautes un trio de chiens déjantés (Johnny, Laika et Vostok) que Pinkie, une brebis rose génétiquement modifiée, et ratée, veut empêcher de décoller.

Résistance à la mondialisation

Quant aux araignées venimeuses, dirigées par Jet Ki Pu, elles ont un accent asiatique très prononcé et sont aussi drôles qu'inoffensives. Plus de 150 artisans du cinéma, en Europe et en Chine, ont été impliqués dans ce projet à triple vocation, poétique, philosophique et même un peu politique, autour d'une ferme basque résistant à la mondialisation.

"Nous avons travaillé ensemble et à distance, assumant chacun son tour les rôles de brebis noire et de chien de berger", résume François Cohen-Séat, dont c'est le premier film d'animation. "Nous nous sommes entendus et avons reconnu nos différences, tandis que Francis (Nielsen) gardait le cap sur l'objectif global", ajoute-t-il.

Accompagné d'un dossier pédagogique très complet, autour de cartes de jeu en couleurs et de thèmes porteurs (le respect de la différence, le dépassement de soi, la recherche de la liberté), "Blackie et Kanuto" doit sortir mercredi en France.

Après avoir bien démarré en Espagne, "Blackie et Kanuto" sera aussi projeté la semaine prochaine à Biarritz (sud-ouest de la France), dans sa version basque, en attendant l'Italie, la Belgique, puis une réponse de la censure chinoise pour viser un public encore plus large.

L'objectif du producteur, c'est "200.000 entrées", malgré la concurrence de "Croods", la super-production de Dreamworks, grâce à ce "joli moment de cinéma" qu'il espère bien faire durer "jusqu'à Noël", dans les écoles de France et de Navarre.


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