Chute des résultats semestriels de Zodiac

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PARIS (Reuters) - Zodiac Aerospace, dont les résultats semestriels ont chuté, a fait savoir mercredi qu'il était en train de régler ses derniers retards de sièges et avait quasiment atteint son objectif de production mensuelle de toilettes pour l'A350, le nouveau long-courrier d'Airbus.

L'équipementier aéronautique, dont les retards dans certains équipements comme les sièges lui ont valu une série de "profit warnings" et des reproches d'Airbus, confirme son objectif d'un résultat opérationnel courant annuel proche des 314,1 millions d'euros de l'exercice 2014-2015, à la faveur d'une amélioration de ses performances financières au second semestre.

Zodiac, qui fournit aussi Boeing, fait état dans un communiqué d'une chute de 54,7% de son résultat opérationnel courant semestriel à 80,4 millions d'euros, donnant une marge ramenée à 3,2% (contre 7,6%), pénalisé par les surcoûts entraînés par les retards.

Son résultat net part du groupe plonge de 59,8% à 43,7 millions d'euros sur le semestre clos le 29 février.

Zodiac dit être confiant dans sa capacité à atteindre son objectif de croissance séquentielle de près de 20% de son chiffre d'affaires au second semestre dans la division sièges, les derniers retards, dans quelques programmes destinés à la classe affaires, étant dus à trois types de problèmes en cours de résolution.

Le groupe dit en particulier travailler à la réorganisation de son usine de coques de sièges à Santa Maria (Californie).

"Zodiac Seat Shells n'était pas assez solide pour résister à une montée en cadence multipliant par quatre sa production, car les processus n'étaient pas assez résistants voire pas en place", explique le groupe.

Dans les toilettes de l'A350, Zodiac s'est approché de son objectif de produire huit unités par mois, après être passé d'un rythme mensuel de 2,5 en décembre à sept en mars, grâce à l'amélioration de sa ligne de production de Cypress (Californie) et à la mise en place d'une seconde ligne à Montréal (Canada).

Zodiac souligne que son pôles de cabines d'avion pâtit du fait que les nouveaux programmes montant en cadence affichent une rentabilité inférieure à ceux qui sont en train de disparaître, notamment en raison de coûts de démarrage, d'achats "effectués trop rapidement" et de pénalités.

Le groupe confirme son objectif de rétablir d'ici à 18 mois la performance opérationnelle de ces deux divisions à problèmes.

(Cyril Altmeyer et Tim Hepher, édité par Pascale Denis)

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