Chute des marchés européens, crispés autour des statistiques américaines

le , mis à jour à 17:39
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Les marchés actions européens ont enregistré une forte baisse vendredi 29 avril.
Les marchés actions européens ont enregistré une forte baisse vendredi 29 avril.

Les marchés européens ont chuté vendredi 29 avril, les statistiques mitigées autour de la consommation des ménages américains publiées dans l'après-midi s’ajoutant aux mauvaises nouvelles autour d'Apple qui avaient déjà pénalisé les marchés à l’ouverture.

Le CAC40 a terminé en baisse 2,82% à 4.428 points vendredi 29 avril, à l'instar de l'ensemble des marchés européens qui ont clôturé dans le rouge vif. Pour sa part, le Dax 30 allemand a perdu 2,73% à 10.038 points.

Plusieurs facteurs expliquent la baisse du jour. La chute de la matinée s’explique par la répercussion de la baisse des indices américains survenue jeudi soir, entraînée par un sentiment de défiance vis-à-vis d’Apple suite aux déclarations du milliardaire Carl Icahn. À noter qu’Apple était de nouveau en baisse de plus de 2% vendredi à Wall Street, creusant encore ses pertes des jours précédents.

Les bons chiffres de la croissance européenne au premier trimestre 2016, publiés vendredi matin, n’ont pas permis d’aider les investisseurs à retrouver davantage d’optimisme.

Lire le point de marché de la fin de matinée : Apple et les Smartphones dépriment les marchés européens malgré d'autres bonnes nouvelles

Les yeux tournés vers la consommation américaine

Les marchés ont creusé leurs pertes dans le courant de l’après-midi à partir de 14h30, pénalisés par des indicateurs américains considérés comme mitigés.

« Hier, on a eu le chiffre de la croissance américaine. Encore une fois, on a pu voir que c’est la consommation des ménages américains qui a tiré la croissance au cours du dernier trimestre. Les investisseurs étaient donc très attentifs aujourd’hui à tous les indicateurs relatifs à la confiance des ménages puisque celle-ci est au cœur de la croissance américaine. Or les chiffres publiés ont été plutôt mauvais » explique Alexandre Baradez, stratégiste chez IG.

À 14h30, le chiffre relatif aux dépenses des ménages de mars est resté atone à +0,1% par rapport au mois précédent. « Les dépenses des ménages américains restent faibles » commente Alexandre Baradez.

À l’inverse, les revenus des ménages ont progressé plus qu’attendu sur la même période (+0,4% en mars par rapport au mois précédent), mais là encore, les investisseurs ont vu le verre à moitié vide. « La hausse des revenus des ménages est scrutée par la Fed, qui pourrait y voir une raison de remonter ses taux directeurs dans les prochains mois » note le stratégiste d’IG, qui souligne que dans le courant de l’après-midi, Robert S. Kaplan, président de la Fed régionale de Dallas, « a donné son avis et a dit que le marché était trop optimiste sur la date du prochain relèvement des taux directeurs de la Fed ».

Enfin, à 16h, « l’indice de confiance des consommateurs publié par l’université du Michigan est ressorti à 89 points, légèrement inférieur aux attentes, et le chiffre de la précédente publication a été révisé à la baisse » relève Alexandre Baradez.

À noter que vers 16h également, les prix du pétrole ont également connu un décrochage de courte durée, effaçant en quelques minutes leurs gains de la matinée.

La zone euro reste pourtant solide

Plus généralement, tout au long de la journée, l'euro s'est lentement raffermi face au dollar, progressant de 0,76% face à la monnaie américaine à 1.1440 USD pour 1 EUR. Le rafermissement de l'euro est toujours pénalisant pour les marchés actions européens.

La chute des marchés du Vieux Continent, particulièrement forte, semble enfin avoir été amplifiée par des facteurs techniques.

« Les marchés ont beaucoup monté au cours des dernières semaines » relève Alexandre Baradez, et enregistrent par conséquent une respiration (prises de bénéfices) en cette fin de semaine.

Malgré cette correction, « Je ne suis pas inquiet sur l’Europe » affirme le stratégiste. « Les chiffres de croissance publiés ce matin montrent encore une fois que la situation se stabilise en zone euro, ce qui limite la baisse potentielle des marchés européens. On peut sans doute encore creuser un peu les pertes à court terme, mais ce n’est pas pour autant qu’on reprendra une véritable tendance baissière », termine-t-il.

Xavier Bargue (redaction@boursorama.fr)

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  • indyta il y a 9 mois

    heu le CAC n est plus francais, il me semble...

  • gedovius il y a 9 mois

    Ridiculement exagérée comme dab cette baisse et injustifiée. Le sens des réalités n'est pas français.

  • AND.KOTE il y a 9 mois

    La bourse US ne panique pas comme Paris qui est portant moins concerné, bourse de M.

  • lutz12 il y a 9 mois

    bel article

  • rolem il y a 9 mois

    MDRComme si on alimentait les US !Et si les indices américains ont baissés, c'est trop tard, ils ont baissés, ils vont forcement remonter !

  • M169421 il y a 9 mois

    Etonnant pour le CAC alors que tout est positif selon le gouvernement.La notion de la réalité ne doit pas être la même sur la compréhension de l'économie.

  • klapclap il y a 9 mois

    Crispés ? ... Ha ? ... Un nouveau adjectif pour expliquer la baisse ! MDR ! LOL !