Chute brutale des cours du pétrole, les experts s'interrogent

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INTERROGATIONS APRÈS LA BAISSE SOUDAINE DES COURS PÉTROLIERS
INTERROGATIONS APRÈS LA BAISSE SOUDAINE DES COURS PÉTROLIERS

NEW YORK (Reuters) - Les cours du pétrole ont terminé en baisse de près de 3% lundi, un recul brutalement survenu en fin de séance, qui a amené le régulateur américain du marché des contrats à terme ("futures") à examiner l'évolution des échanges, estimant qu'il était difficile de dire à ce stade si le trading haute fréquence avait joué un rôle.

"Nos équipes sont au courant. Elles sont en contact avec le CME et l'ICE pour y voir clair", a dit à Reuters Scott O'Malia, membre de la Commodity Futures Trading Commission (CFTC).

IntercontinentalExchange (ICE), qui abrite le future sur le Brent à Londres, s'est refusé à tout commentaire. CME Group, où se traitent essentiellement les contrats sur le brut léger américain, a dit ne pas être au courant de problèmes techniques susceptibles d'avoir accéléré le mouvement de ventes sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Juste avant 18h00 GMT, le cours du Brent a chuté de plus de trois dollars en quelques minutes dans un contexte de hausse brutale du volume des échanges, jusque là très peu étoffés en raison notamment de la fête juive de Roch Hachana.

Sur le Nymex, le contrat octobre sur le brut léger américain (WTI) a fini sur une perte de 2,38 dollars, soit 2,4%, à 96,62 dollars le baril. Dans le même temps, le Brent a terminé en recul de 2,87 dollars (-2,46%), à 113,79 dollars.

Le marché pétrolier, dans l'anticipation de l'intervention des grandes banques centrales, avait terminé vendredi sur une septième semaine de hausse consécutive. En séance, le cours du Brent avait touché vendredi un plus haut de quatre mois.

La cause de ce plongeon des prix n'a pas encore été déterminée, mais, selon des courtiers, il pourrait résulter de la défaillance d'un programme de trading à haute fréquence.

Les régulateurs des marchés financiers surveillent de près ce type de programmes - qui représentent environ la moitié des volumes sur le marché actions et sur celui des contrats à terme - après des couacs techniques qui ont ébranlé les marchés, dont le fameux "flash crash" de mai 2010.

Robert Gibbons et David Sheppard, Benoit Van Overstraeten pour le service français

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  • M2280901 le mardi 18 sept 2012 à 10:48

    le prix à la production du baril est en moyenne de 4$ (2$ pour l'Arabie Sadoudite) , dans les salle de marché il est actuellement de 113$ , après raffinage un baril produit la moitié de carburant ce qui ramène le prix du baril (159 litres) à 8$ soit environ 6€ , à la pompe on paie ces 159 litres 246€ soit 41 fois plus cher !! à qui profite le crime ??

  • mmallet7 le mardi 18 sept 2012 à 09:58

    A moins que certains n'aient précisément profité du faible volume pour "péter les stops", c'est à dire déclencher les "ordres stop" qui sont des ordres de vente à limite inversée : le vendeur vend non pas si le cours dépasse (à la hausse) tel niveau, mais au contraire si le cours baisse en dessous de tel niveau (ordre placé à l'avance pour se protéger contre un effondrement du marché).

  • khmane08 le mardi 18 sept 2012 à 09:51

    réfléchir, s'interroger et être rémunéré c'est pas beau la vie ?

  • M1765517 le mardi 18 sept 2012 à 09:20

    est ce que la pompe va s'interroger ?

  • pljm le mardi 18 sept 2012 à 09:11

    si un couac technique ébranle les marchés, tout peut arriver...

  • paumont1 le mardi 18 sept 2012 à 09:00

    les consommateurs vont avoir du mal à pleurer sur les bénéfices des compagnies pétrolières qui seront de ce fait moins élevés, mais je crains bien que ce ne soit qu'un feu de paille...

  • fpelu le mardi 18 sept 2012 à 08:27

    On ne peut pas gagner à tous les coups