CHU de Besançon : l'hôpital conteste les accusations de l'ancien chef de service

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CHU de Besançon : l'hôpital conteste les accusations de l'ancien chef de service
CHU de Besançon : l'hôpital conteste les accusations de l'ancien chef de service

«On a délibérément menti aux patients», accusait dans notre édition de mardi le professeur Philippe Humbert. Ce dermatologue dénonce des «maltraitances» au sein de son service du CHU de Besançon (Doubs) qu'il a dirigé pendant vingt-deux ans avant de démissionner. En cause, selon lui, le non-respect de protocoles obligatoires (RCP) pour le traitement des malades du cancer.

L'agence régionale de santé (ARS) de Franche-Comté conteste les accusations du professeur. Après l'expertise de 63 dossiers, «il n'y a pas de faits pouvant justifier la gravité des accusations formulées par l'ancien chef de service», a assuré mercredi l'ARS dans sa mission d'inspection dont elle a avancé d'une semaine la publication.

L'autorité confirme toutefois avoir mené son enquête «à la suite des dénonciations» du professeur Humbert, dans un contexte de «situation conflictuelle majeure entre les médecins du service».

 

Les malades mobilisés

«L'enquête conclut que les défauts dans l'organisation des RCP relevés lors de la précédente mission ont depuis été corrigés.» «Nous voulons rassurer pleinement les patients sur la qualité des soins au service dermatologie», reprend l'agence. Mais les patients persistent : «Serions-nous donc tous fous ? Comment dire qu'il n'y a pas de problème ?», s'interroge Myriam, 48 ans, dont l'époux est décédé il y a un an. Dans deux courriers aux autorités sanitaires, elle s'insurgeait de la prise en charge «inhumaine» de son époux. Mais aussi de n'avoir été prévenue «qu'après coup» qu'une chimiothérapie lui avait été administrée. Un collectif de malades a pour sa part envoyé mardi 46 courriers à la direction du centre hospitalier.

 

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