Chrysanthèmes : un marché en pleine forme

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Il s'en vend plus de 21 millions de pots à chaque Toussaint, un marché de 170 millions d'euros en 2011.

Alors que les ventes de chrysanthèmes battent leur plein, les premières tendances montrent une bonne tenue de cette fleur déposée traditionnellement dans les cimetières à l'occasion du souvenir des morts, le 2 novembre, lendemain de la Toussaint. «Les commandes sont restées correctes cette année, nous ne ressentons pas la crise», indique-t-on aux établissements Challet-Hérault, premier producteur français des boutures de chrysanthèmes vendues à des professionnels, près de Cholet dans les Pays de la Loire. Il s'agit de la deuxième région française de production derrière le Nord-Pas-de-Calais.

Même son de cloche à l'autre bout de la chaîne. «Cette année, c'est encore bien parti. Nous vendons chaque Toussaint entre 4000 et 5000 pots directement aux particuliers», indique Jean-Yves Jourdan, horticulteur à Epiniac, en Bretagne.

Au total, il se vend en France plus de 21 millions de pots de chrysanthèmes autour de la Toussaint, soit un marché de 170 millions d'euros en 2011 sensiblement équivalent aux ventes de 2010 selon la TNS Sofres. Cela représente un prix moyen de 8,09 euros pièce. On peut toutefois en trouver moins cher. «Le prix de nos chrysanthèmes va de 3,90 euros pièce pour la pomponette jusqu'à 11 euros la coupe de quatre espèces différentes qui se vend de plus en plus», souligne Lorena, vendeuse chez Hyper U Mayenne dont le rayon ne désemplit pas depuis samedi.

Un recul de 1,9 %

La tradition de fleurir la tombe de ses proches reste vivace en France. Résistant bien au gel, le chrysanthème, qui appartient à plusieurs genres de la famille des astéracées, signifie «fleur d'or». Elle représente pour les catholiques «le symbole de la lumière de la paix et de la résurrection», souligne l'abbé Lecoq, prêtre à Paris. Les achats de fleurs pour les cimetières semblent néanmoins subir les effets de la crise économique. «Les sommes dépensées par les Français à l'occasion d'un deuil ont baissé de 1,9 % à 313,7 millions d'euros sur les six premiers mois de l'année», indique aussi l'étude de TNS Sofres pour le compte de FranceAgriMer.

Outre sa très forte saisonnalité, le marché des chrysanthèmes présente la particularité d'avoir une répartition des achats selon les types de magasins beaucoup plus homogène que l'ensemble du marché des végétaux d'intérieur.

La grande distribution vend 33 % des volumes et 23,3 % des sommes dépensées, suivie par les ventes directes sur l'exploitation (16,9 % des volumes et 19,2 % des sommes), les fleuristes (15,5 % des volumes et 22 % des sommes) et enfin les jardineries spécialisées (12,8 % des volumes et 14,8 % des sommes).

Quant aux personnes qui ne peuvent ou ne souhaitent se ­déplacer pour fleurir les tombes, elles peuvent toujours aller sur Internet. La note sera plus élevée. Par exemple, sur le site telefleurs.fr, le chrysanthème standard coûte 22 euros auxquels il faut ajouter 9,80 euros de frais de livraison.

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