Chroniques d'une surveillante de collège #4 : 3 jours de violence

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La cour de récréation, un lieu hautement inflammable (Photo d'illustration).
La cour de récréation, un lieu hautement inflammable (Photo d'illustration).

Chaque semaine, Nora Busigny surveillante dans un collège classé REP de banlieue parisienne nous raconte son expérience, parfois incroyable, dans un établissement de région parisienne. Cette jeune femme de 20 ans effectue un mi-temps de 18 heures (justifié par ses études), qui l'oblige à être présente trois jours de la semaine : le mercredi matin, le jeudi après-midi et le vendredi toute la journée. « Les faits que je vais relater ici se sont hélas déroulés durant mes trois jours de présence, à tel point que plusieurs de mes collègues m'ont dit, en riant à moitié, que je devais être

maudite? »

Mercredi : dix bagarres simultanées.

Chaque mercredi, nous sommes en sous-effectif. En principe, nous sommes quatre « pions » et une CPE. C'est sans compter sur la sciatique de mon collègue Sacha, qui l'empêche parfois de se lever, ni sur l'absentéisme chronique d'Abdel, qui, chaque semaine, présente de nouveaux maux, certificats médicaux à l'appui. Parfois, des profs viennent nous aider à surveiller la cour, mais très souvent, nous nous retrouvons à deux, Alexandre et moi, seuls pour 700 élèves.

Depuis quelque temps, mes collègues et moi-même avons remarqué une recrudescence de violence. Bien sûr, c'est présenté comme un jeu. La règle est simple : se...

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  • M8252219 il y a un mois

    Fonction publique et assimilé deux fois plus d’arrêt de travail que dans le privé et pas de retenu de salaire , pourquoi ne pas en profiter ?

  • frk987 il y a un mois

    Pour la surveillante, tu les laisses s'entre-tuer, qu'est-ce tu en a fiche ?????????????