Christophe Urios : " On a fait des fautes un peu con "

le
0
Christophe Urios : " On a fait des fautes un peu con "
Christophe Urios : " On a fait des fautes un peu con "

Après la défaite sur le terrain du Stade Français (22-9), l'entraîneur de Castres a estimé que ses joueurs auraient mérité mieux, notamment s'ils avaient évité des fautes bêtes et mieux joué au pied. Christophe Urios a également évoqué le match France - All Blacks, pour lequel il n'est pas très optimiste.

Christophe Urios, quel est votre sentiment après cette défaite 22-9 contre le Stade Français ?
C’est un match qui nous laisse un drôle de goût dans la bouche, au-delà de la défaite et du fait d’avoir pris zéro point. Je trouve que la défaite dans son ensemble est assez lourde. C’est toute la marge qu’il nous reste à travailler, à progresser. On a été assez maladroit en première mi-temps, pas très collectif, pas très cohérent. En deuxième mi-temps, ça a été nettement mieux, on a davantage utilisé nos points forts, c’est-à-dire travailler au niveau des avants. On a été un plus patient, on les a mis en difficulté. On a été aussi maladroit dans notre jeu au pied, dans le tri des ballons, et dans les tirs au but, car on laisse 12 ou 15 points au pied. Pour gagner à l’extérieur comme ça, c’est compliqué. On a été courageux, mais on a fait des fautes un peu con, qu’on doit absolument éviter si on veut ramener des points de l’extérieur. Le sentiment de déception est assez fort, parce que le niveau d’engagement des joueurs a été important aujourd’hui. On va retenir ça. On s’est battu. On avait envie d’être fier de nous, on peut dire qu’on l’a été. Mais il y a encore beaucoup beaucoup de travail à faire.

Le fait que vous n’ayez pas joué depuis un mois est-il à prendre en compte dans cette défaite ?
Forcément, il y a un peu de ça. C’est un match de reprise. J’ai trouvé que sur le début de match, ça a tapé fort de suite, on n’était pas très habitué. Les conditions étaient bonnes, mais très humides, donc le ballon était glissant. J’ai trouvé les Parisiens beaucoup plus adroits que nous au pied, aux tirs au but notamment. Je pense que si on avait collé plus au score, le match aurait été très différent.

Evoquons le match France - Nouvelle-Zélande. Y croyez-vous ?
J’ai envie d’y croire, forcément. On est Français, on sait qu’on est capable de faire des choses. La question que je me pose, c’est : sur quoi on va se raccrocher ?  J’entends parler de révolte des joueurs… Par la passé, avant ces révoltes, il y avait eu des matchs-référence. En 2011, l’Angleterre en quart de finale était un match-référence. Là, on ne sait pas trop. Le seul match-référence qu’on aurait pu avoir, c’est l’Irlande, mais on en sort groggy, on s’est fait rouler dessus. En même temps, je ne connais pas très bien le niveau des Blacks, je ne sais pas trop où ils en sont, ils ont eu des matchs de poules très faciles. Il ne s’agira pas que de mettre du combat, de l’enthousiasme, de l’initiative, car si ce n’est pas un peu organisé, ça ne marchera pas. Je suis quand même très très impatient de voir ce match, et au-delà de savoir ce qu’on va faire face au haka, j’aimerais voir ce qu’on va faire pendant le match surtout. Mais honnêtement, le Top 14 vient de reprendre et je suis plus focalisé sur le match contre Grenoble la semaine prochaine.

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant