Christine Lagarde comparaît pour « négligences » dans le dossier Tapie-Crédit lyonnais

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Christine Lagarde, le 9 avril 2015.
Christine Lagarde, le 9 avril 2015.

La patronne du FMI est jugée à Paris pour des faits datant de l’époque où elle était ministre de l’économie. Elle risque jusqu’à un an de prison et 15 000 euros d’amende.

Un procès bancal s’ouvre, lundi 12 décembre, devant la Cour de justice de la République (CJR). La directrice du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, doit comparaître pendant sept jours en sa qualité d’ancienne ministre de l’économie et des finances devant cette juridiction composée de trois magistrats professionnels et de douze parlementaires (six députés, six sénateurs), pour les « négligences » qui lui sont reprochées dans la gestion de l’arbitrage entre Bernard Tapie et l’ancienne banque publique Crédit lyonnais, à propos de la revente de l’équipementier sportif Adidas.

L’ex ministre est la première à être jugée dans cette affaire lourde de suspicion sur le fonctionnement de l’Etat, la collusion entre intérêts privés et intérêts publics, la déontologie des juges arbitres, qui a conduit à l’annulation pour « fraude » de l’arbitrage rendu en faveur l’homme d’affaires – condamné en décembre 2015 par la cour d’appel de Paris à rembourser 405 millions d’euros – et à la mise en examen pour « escroquerie en bande organisée » de six personnalités – dont l’ancien directeur de cabinet de Mme Lagarde, Stéphane Richard, le juge arbitre Pierre Estoup, Bernard Tapie et son avocat Maurice Lantourne. Elle est aussi, de tous les acteurs de ce dossier, celle dont la responsabilité apparaît la moins centrale.

Décision « malvenue », « mal préparée », « mal encadrée » Sa mise en cause a été âprement discutée, le parquet général de la Cour de cassation ayant requis un n...

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