Christian Estrosi veut une commission sur les gaz de schiste

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CHRISTIAN ESTROSI SE PRONONCE POUR UNE COMMISSION D'ENQUÊTE SUR LES GAZ DE SCHISTE
CHRISTIAN ESTROSI SE PRONONCE POUR UNE COMMISSION D'ENQUÊTE SUR LES GAZ DE SCHISTE

PARIS (Reuters) - Le député UMP Christian Estrosi a demandé vendredi la mise en place d'une commission d'enquête parlementaire sur l'exploitation des gaz de schiste en France.

Cette demande intervient alors que le chef de l'Etat, François Hollande, a annoncé vendredi, à l'ouverture de la conférence environnementale, que sept demandes de permis d'exploration d'hydrocarbures présents dans ce type de roches déposées auprès de l'Etat vont être rejetées "sans attendre".

De plus, la ministre de l'Environnement, Delphine Batho, a annoncé jeudi qu'elle ne nommerait pas les membres de la commission chargée d'évaluer les risques environnementaux liés aux techniques d'extraction des gaz de schiste.

La mise en place de cette commission est prévue par la loi de juillet 2011 qui interdit la fracturation hydraulique, une technique qui est vivement dénoncée en raison de ses effets pollueurs sur l'environnement.

Dans un communiqué publié vendredi, Christian Estrosi, ancien ministre de l'Industrie, dénonce la position de Delphine Batho et réclame la création d'une commission d'enquête.

"Nous sommes actuellement le seul pays du monde à interdire l'exploitation de ces hydrocarbures de schiste obtenus grâce à la méthode de la fracturation hydraulique. Pourtant, selon de récents rapports, la France et la Pologne sont les plus gros détenteurs d'hydrocarbures de schiste en Europe", souligne le député-maire UMP de Nice.

"Si je comprends et adhère au principe de précaution, je souhaite que nous puissions étudier les conséquences, les avantages et les inconvénients de l'exploitation de ces hydrocarbures au regard des nouveaux éléments scientifiques, techniques et environnementaux dont nous disposons", ajoute-t-il.

Il souligne qu'aux Etats-Unis l'exploitation de ces hydrocarbures a permis de créer plus de 600.000 emplois jusqu'en 2010, ce se demande si la France, où le cap des 3 millions de chômeurs a été franchi, a les moyens de refuser cette aubaine.

"Avec une croissance proche de zéro en 2012 et des prévisions négatives pour les années suivantes, pouvons-nous refuser de prendre ce tournant industriel ?", poursuit l'ancien ministre de l'Industrie.

Emile Picy, édité par Yves Clarisse

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  • jbellet le vendredi 14 sept 2012 à 13:26

    c'est le genre de sujet ou le dogme ne devrait pas avoir se place; ce n'est hélas pas le cas

  • cedricdz le vendredi 14 sept 2012 à 13:10

    Lobbying.. C'est parti.

  • frk987 le vendredi 14 sept 2012 à 13:08

    Nous on a les moyens d'interdire, on regorge d'impôts alors acheter du pétrole, c'est accessoire.