Christian Dior en baisse, inquiétude sur l'activité

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NETTE BAISSE DU TITRE CHRISTIAN DIOR
NETTE BAISSE DU TITRE CHRISTIAN DIOR

PARIS (Reuters) - Le titre Christian Dior évolue en nette baisse lundi à la Bourse de Paris après la publication du chiffre d'affaires trimestriel du groupe de luxe, qui a fait ressortir un ralentissement plus marqué que prévu de l'activité.

A 13h00, l'action recule de 2,56% à 108,50 euros quand l'indice SBF 120 recule de 0,49%.

Le groupe Christian Dior a publié vendredi soir un chiffre d'affaires de 6,9 milliards d'euros, en hausse de 22% (y compris les ventes de LVMH) pour la période de mai à juillet correspondant au premier trimestre de l'exercice 2012-2013.

Pour la seule maison de couture Christian Dior, les ventes se sont élevées à 323 millions d'euros, en progression de 28%.

Selon les calculs d'Aurel BGC, cela fait ressortir une croissance organique de 18%, contre une croissance de 23% enregistrée sur la période de janvier à avril.

"L'analyse par division (hors Montres et Joaillerie compte tenu de l'effet périmètre Bulgari) laisse apparaître un ralentissement marqué de la croissance en juillet pour les divisions Vins et Spiritueux et Mode et Maroquinerie", relève également dans une note le bureau d'études, qui estime que cela "pourrait peser sur le titre".

Cette publication de Christian Dior intervient dans un contexte délicat pour le secteur du luxe en Bourse après l'avertissement sur résultats lancé la semaine dernière par le britannique Burberry.

Le marché redoute un ralentissement plus marqué que prévu du secteur en raison du tassement de la croissance chinoise et de la crise sans fin de la dette européenne.

Ces inquiétudes pèsent d'autant plus sur les valeurs du luxe que celles-ci affichent des niveaux de valorisation toujours élevés. Christian Dior se paie ainsi 13,4 fois les bénéfices estimés pour 2012, contre seulement 9,76 fois pour le CAC 40.

Depuis le début de l'année, l'action du groupe de luxe progresse de plus de 18% pour une capitalisation boursière de 19,7 milliards d'euros.

Blandine Hénault, édité par Dominique Rodriguez

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  • danne007 le lundi 17 sept 2012 à 14:25

    Eh oui on va taxer les riches qui vont diminuer leurs dépenses. D'ou licenciements et encore plus de chômage. Encore une idée lumineuse des socialos et de leur chef normal ne.uneu flam.by 1er