Chris Stevens, ambassadeur modèle

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PORTRAIT - L'ambassadeur américain, tué mardi à Benghazi, vouait une passion au monde arabe.

John Christopher Stevens, l'ambassadeur américain en Libye, est mort dans la ville qu'il avait contribué à sauver, comme l'a rappelé le président Obama. En avril 2011, quatre mois avant la chute de Tripoli, il débarque à Benghazi sur un cargo grec, à la tête d'un petit groupe de diplomates et d'agents de sécurité. Alors envoyé spécial auprès de la rébellion, il installe ses bureaux dans un petit hôtel au bord de la mer. Il connaissait bien le pays. Numéro deux de l'ambassade au temps de Kadhafi, il avait parcouru la Libye et noué des liens, sous la tente, avec les habitants et les chefs de tribus.

Les hommes l'intéressaient au moins autant que les tractations diplomatiques. «Chris» Stevens, comme tout le monde l'appelait, représentait «un modèle» selon Obama, pour une nouvelle génération d'ambassadeurs américains à l'écoute du monde arabe. La passion lui en était venue lors de deux ans passés à enseigner l'anglais aux enfants d'un village reculé de

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