Chris Ramsey, minority report

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Le successeur d'Harry Redknapp, démissionnaire, sur le banc de QPR figure une exception : il est le seul entraîneur noir de Premier League. Une singularité qui en dit long sur l'état pas si reluisant du football anglais.

Il y a un mois, ce derby londonien entre face à Tottenham aurait déjà été l'histoire de retrouvailles entre le coach des Queens Park Rangers et son ancienne paroisse du nord-est de la capitale. Oui, à un mois près, on se serait régalé d'un papelard sur l'impayable Harry Redknapp à l'heure de défier sa précédente équipe. Seulement voilà, à la rame depuis le début de la saison avec les Hoops, "Dirty Harry" a préféré rendre les clés avant de se faire virer comme un malpropre, une hypothèse qui enflait dans les coursives de Loftus Road. Mais pour ce duel made in London, le destin a voulu que le successeur de Redknapp soit lui aussi un transfuge des pensionnaires de White Hart Lane. Le chic type du mois, en vérité. Bien sûr, on pourrait s'attarder sur le parcours de cet ancien arrière droit de 52 ans à la carrière plutôt anonyme, d'où l'on pourrait ressortir une finale de FA Cup avec Brighton face à Manchester United perdue (0-4) dans un replay qu'il n'avait pu disputé pour cause de blessure lors du premier match. Ou son passage à la tête des U20 anglais en 1999 tout en étant un des adjoints de Kevin Keegan alors aux manettes des Three Lions. Ou encore sa prise en charge du centre de formation de Tottenham jusqu'à l'an passé, en ayant vu grandir, entre autres Harry Kane et Nabil Bentaleb qui se souvient bien de son ancien mentor. "Chris a été vraiment important pour les jeunes du club. Il nous parlait beaucoup, croyait réellement en nous. Il était très clair dans ses choix, était très sûr de ses décisions qu'il expliquait très sereinement, qu'elles vous plaisent ou non".
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Bentaleb dit vrai, le Ramsey n'est pas du genre à s'écraser devant qui que ce soit. D'ailleurs, celui-ci boit du p'tit lait devant la réussite de son ancien poulain Harry Kane. "Je ne suis pas surpris par la réussite d'Harry. Les fans ne croyaient pas en lui au début, le club non plus, ils voulaient tous un "nom" sur le front de l'attaque. Le club doit prendre le risque de faire joueur de jeunes talents anglais qui doivent être jugés de la même façon que des joueurs étrangers transférés pour de grosses sommes et qui ne sont pas toujours à la hauteur". Oui, c'est à ce gars sûr de son fait que les Queens Park Rangers ont confié cette mission maintien qui va se jouer sur le fil. Pourtant, Chris Ramsey avait quitté...


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