Chrétiens : la voie étroite face aux réfugiés

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Accueillir les réfugiés n'empêche pas de demander des comptes au personnel politique actuel quant à son incurie face à ces crises, estiment l'abbé Venard et le frère Venard. 
Accueillir les réfugiés n'empêche pas de demander des comptes au personnel politique actuel quant à son incurie face à ces crises, estiment l'abbé Venard et le frère Venard. 

Il est bien difficile de répondre, comme chrétien, aux multiples questions que pose la crise actuelle autour de l'afflux massif de « réfugiés », « clandestins », « migrants », venus du Moyen-Orient vers l'Europe. Certains prônent une mâle fermeté pour les rejeter au nom d'une éventuelle islamisation de l'Europe et de la défense de nos valeurs chrétiennes. D'autres revendiquent une charité sans borne au nom même du Christ pour une ouverture sans limites de nos paroisses et de nos foyers. Comme souvent en foi chrétienne, une juste réponse ne serait-elle pas dans un équilibre exigeant ?

L'urgence du partage des richesses

Dieu a confié sa création à l'être humain. L'Église est très claire : toute la richesse de la création est faite pour toutes les créatures. Il est donc scandaleux aujourd'hui que moins de 10 % de l'humanité consomment 90 % de la richesse commune ! Derrière le pape François, mais avant lui Benoît XVI ou Jean-Paul II, et depuis des décennies, les catholiques appellent donc, en urgence, au partage des richesses, en particulier entre le Nord et le Sud. Si les puissants de ce monde ne s'organisent pas pour promouvoir ce partage sur toute la planète, en établissant des conditions de prospérité minimale, de sécurité, de paix, il est normal que les petits se déplacent et s'efforcent de trouver subsistance, là où il y en a.

Vers un « mieux vivre »

Or, de toute évidence les pays...

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