Chorégraphes et ballerines se bousculent sur les écrans

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Soko dans « La Danseuse » de Stéphanie Di Giusto.
Soko dans « La Danseuse » de Stéphanie Di Giusto.

Le milieu de la danse inspire les cinéastes comme l’illustrent les nombreux films qui se succèdent actuellement en salles.

On n’avait encore jamais vu ça : depuis le 24 août, une rafale de films de danse s’abat sur les écrans du cinéma. Elektro Mathematrix, réalisé par la chorégraphe Blanca Li, avec une bande de jeunes interprètes, a lancé l’offensive, puis Relève, de Thierry Demaizière et Alban Teurlai, avec Benjamin Millepied. Et voilà que déboulent, à la queue leu leu, La Danseuse, de Stéphanie Di Giusto, autour de Loïe Fuller, Anna Halprin et Rodin, signé par Ruedi Gerber, et enfin Polina, danser sa vie, coréalisé par Valérie Müller et Angelin Preljocaj. En attendant le dessin animé Ballerina, qui risque de s’imposer comme sortie familiale pour les fêtes de Noël.

N’en jetez plus, le carnet de bal déborde et les danseurs vont se marcher sur les chaussons. « C’est l’embouteillage, s’exclame Didier Creste, producteur de Polina. C’est la première fois que je soutiens un film de danse. Lorsque j’ai commencé, il y a trois ans, à évoquer le projet, il n’y en avait aucun autre à l’horizon. Aujourd’hui, ça n’arrête plus ! »

Ressources cachées La danse serait-elle devenue un produit tête de gondole pour ce médium populaire qu’est le cinéma ? Posséderait-elle des ressources cachées pour faire exploser le box-office ? « Je ne sais pas mais c’est effectivement dans l’air du temps depuis six ans, commente Michel Zana, distributeur de Mr Gaga, réalisé par Tomer Heymann, avec le chorégraphe israélien Ohad Naharin. Il faut dire que certains films récents ont fait de très beaux résultats. » Parmi les suc...

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