Chômage, palourdes  et culture de lamentation

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Près de Lisbonne, des chômeurs ramassent des palourdes sur les bords du Tage pour les revendre à prix cassés.

«Tirons courage de notre désespoir même», professait Sénèque. Ils sont chaque jour des centaines, hommes et femmes, accroupis dans la vase. Munis d'une fourche à deux branches, d'un râteau, d'une pelle ou de n'importe quel outil de jardin, d'un seau, et pour les mieux équipés de gants en plastique, ils ramassent des coquillages. À Manille, à Jakarta ou dans les faubourgs de Canton, c'est monnaie courante.

Mais ici, ils sont Portugais, rassemblés sur les bords du Tage dans la banlieue de Lisbonne. Universitaires, artisans, ingénieurs, employés, tous sont au chômage. Et tous cherchent les «ameijoas», les palourdes, qu'ils vendront à prix cassé aux petits restaurants alentour: entre 2,5 et 4 euros le kilo, contre 10 euros sur les marchés.

La pêche est illégale, mais la police laisse faire. Pedro et Carla, un couple interrogé par l'AFP, avouent qu'elle leur rapporte à chacun 400 euros par mois. S'ils se faisaient prendre, ils écoperaient d'une amende de 500 euro

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