Chine, la fièvre dépensière

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Chine, la fièvre dépensière
Chine, la fièvre dépensière

Depuis le début du mercato hivernal, c'est la Chinese Super League qui dépense le plus. Et contrairement à la croissance économique chinoise, la tendance est encore loin d'un atterrissage.

Ramirès de Chelsea à Jiangsu Sainty pour 32 millions d'euros, Gervinho de la Roma à Heibei China Fortune FC pour 18, Fredy Guarin de l'Inter Milan au Shanghai Shenhua pour 15... Depuis l'ouverture du marché des transferts, ce n'est pas la Premier League anglaise qui dicte le rythme mais bien la Super League chinoise. Certes, elle est en pleine intersaison et ce mercato n'est donc pas un simple marché " d'ajustements ". Mais cette explication seule est bien trop lègère alors que même un club de division 2, Tianjin Quanjian FC, entraîné par Wanderley Luxemburgo, a claqué pour 30 millions depuis début 2016. L'accélération des dépenses avait déjà pris des proportions hallucinantes cet été, avec entre autres le transfert de Demba Ba au Shanghai Shenhua pour 15 millions d'euros en provenance de Bésiktas. Au début du mois, c'est le Brésilien Luiz Adriano qui avait été à deux doigts de quitter le Milan AC pour Jiangsu Sainty contre un chèque de 14 patates, avant de se raviser suite - officiellement - à un désaccord sur son contrat.

Des droits télé qui explosent


D'où sort tout cet argent des clubs chinois ? Des droits télévisés en forte hausse peut-on déjà répondre. La société China Media Capital (CMC), dirigée par le businessman Li Ruigang, est censé s'offrir la CSL sur cinq ans pour 1 milliard d'euros. Encore loin des chiffres anglais ou même français, la cagnotte représente une progression exponentielle pour un championnat chinois qui se vendait encore à 7 millions d'euros annuels en 2015. Qui est CMC ? Un fond d'investissements soutenu par l'Etat chinois qui vient de récupérer 13% des parts de Manchester City, preuve s'il en est que le ballon est une affaire d'Etat dans l'Empire du milieu. L'industrie sportive représente 0,6% du produit intérieur brut national, mais le gouvernement chinois entend la faire monter à 1% d'ici 2025 selon Hou Po, un partenaire du cabinet Deloitte à Shanghai cité par Forbes. " L'industrie footballistique est un pilier majeur de ce projet " assure t-il. Mais contrairement au Qatar avec QSI et ses investissements parisiens, Pékin n'a pas placé tous ses œufs dans le même panier pour briller dans le sport le plus populaire du monde. Et ses efforts ne datent pas d'hier mais de 2008. Après des Jeux Olympiques brillants sauf en football - élimination en phase de poules de la sélection chinoise -,…


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