Chine - La croissance reste à un creux de près de six ans au T4

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PEKIN, 20 janvier (Reuters) - La croissance économique chinoise s'est maintenue à 7,3% sur un an au quatrième trimestre, un chiffre légèrement supérieur aux attentes mais qui reste néanmoins à un plus bas depuis la crise financière mondiale de 2007-2009, une donnée qui semble plaider en faveur de nouvelles mesures de soutien. Selon des données publiées mardi par la Bureau national des statistiques, le produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 7,4% sur l'ensemble de 2014, niveau sous l'objectif de 7,5% fixé par le gouvernement, qui représente la croissance la plus faible depuis 24 ans. Les économistes avaient anticipé une croissance revenue à 7,2% sur les trois derniers mois de l'année dernière, contre 7,3% au troisième trimestre. Cette hausse du PIB est la moins marquée depuis celle de 6,6% enregistrée lors des trois premiers mois de 2009. D'un trimestre à l'autre, la croissance a été de 1,5%, contre un consensus de 1,7% et +1,9% au troisième trimestre. D'autres statistiques publiées mardi montrent que la production industrielle a augmenté de 7,9% contre une progression de 7,4% attendue par les économistes et +7,2% en novembre. Les ventes au détail du dernier mois de 2014 ont également été supérieures au consensus, avec une hausse de 11,9% alors que les économistes avaient tablé sur une progression de 11,7%. Les investissements en actifs immobilisés, moteur clef de la croissance, ont augmenté de 15,7% sur l'ensemble de 2014 contre un consensus de 15,8%. Plusieurs mesures, d'ampleur limitée, de soutien à l'activité économique n'ont pas empêché celle-ci de ralentir dans un contexte de déprime du marché immobilier, d'une situation de surcapacités industrielles, d'une baisse des investissements et d'une certaine volatilité des exportations. En novembre, la banque centrale avait pris de court les marchés en abaissant pour la première fois en plus de deux ans ses taux d'intérêt. Nombre d'économistes prévoient une nouvelle baisse de taux cette année ou alors un abaissement des coefficients de réserves obligatoires des banques. Avec un marché immobilier qui devrait rester sous pression cette année et des investissements mitigés, nombre d'économistes s'attendent à ce que Pékin ramène son objectif de croissance pour 2015 à environ 7%. (Kevin Yao, Benoit Van Overstraeten pour le service français)

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