Chine : l'alerte rouge

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Chine : l'alerte rouge
Chine : l'alerte rouge

C'est écrit : la Chine va devenir une superpuissance du ballon rond. Le président Xi Jinping en a fait une priorité nationale et les clubs chinois dépensent sans compter pour faire de la Chinese Super League un championnat qui compte. Sauf qu'au milieu de ce plan parfaitement rodé, l'équipe nationale ne suit pas. Pas du tout. Le sélectionneur vient de démissionner et la Chine risque de manquer la prochaine coupe du monde. Aujourd'hui, malgré les millions d'euros investis, le constat est sans appel : la Chine du foot va très mal.

Il a quitté son banc de touche furtivement, la tête basse. Pas même un regard pour son homologue Samvel Babayan, à genoux en train d'embrasser la pelouse. Pendant que son équipe s'en va saluer les supporters qui ont fait le déplacement jusqu'à Tachkent la capitale ouzbèke, Gao Hongbo le sélectionneur chinois, rentre seul aux vestiaires. Quelques minutes plus tard, il officialisera sa démission devant les journalistes regroupés dans la salle de presse du Bunyodkor Stadium. Officiellement, l'homme dit être "en mauvaise santé". Mais dans les faits, c'est bien le football chinois tout entier qui est malade. Battue deux à zéro par l'Ouzbékistan, la Chine a connu sa deuxième défaite consécutive dans le cadre des éliminatoires pour la coupe du monde 2018. Un revers qui intervient une semaine seulement après une défaite concédée à domicile face à la Syrie. Un résultat qualifié de "honteux" par le pays tout entier. Depuis quelques jours déjà, les Chinois demandaient la tête de Gao Hongbo sur les réseaux sociaux. Sitôt sa démission annoncée, le topic "Au revoir Gao Hongbo" est devenu l'un des plus commentés sur Weibo, le Twitter chinois. Pour le remplacer, les internautes suggèrent tout un tas de nom, parmi lesquels Lio Guoling, l'entraîneur national de ping-pong, ou encore Lang Ping, la femme qui a mené l'équipe féminine de volley au titre olympique à Rio. Les Chinois ont de l'humour, mais pas vraiment de solutions. Et leur pays, dernier de son groupe de qualification avec un petit point, est bien parti pour rater le rendez-vous russe de 2018.

2050, le Guatemala, et 70 000 terrains en quatre ans


La Chine, engluée à la 78e place du classement Fifa entre Saint-Kitts-et-Nevis et le Guatemala, ne serait pas un absent de marque si elle venait à rater la prochaine coupe du monde. Pourtant, dans l'Empire du milieu, une non-qualification serait vécue comme un immense échec. Pourquoi ? Parce qu'en avril dernier le gouvernement a révélé un plan gigantesque qui pose les bases d'une future domination du football mondial. Pour y parvenir, la Chine va construire 20 000 écoles de foot et faire pousser 70 000 terrains d'ici quatre ans. À terme, le pays souhaite voir trente millions d'enfants chausser les crampons. Délirant. "Les investissements réalisés depuis l'an dernier n'auront pas…


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