Chine-L'AIIB prévoit de prêter $10-15 mds par an

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    PEKIN, 2 décembre (Reuters) - La nouvelle banque chinoise de 
développement envisage de prêter de 10 à 15 milliards de dollars 
(9,4-14,2 milliards d'euros) par an les cinq ou six premières 
années, a déclaré l'homme qui en prendra la présidence. 
    La Banque asiatique d'investissement dans les 
infrastructures (AIIB) devrait être inaugurée vers la fin 
décembre et prévoit d'être opérationnelle au deuxième trimestre 
2016, a dit Jin Liqun. 
    La banque mènera ses opérations en dollars mais prendra en 
compte des demandes de financement dans d'autres devises, dont 
le yuan, a-t-il ajouté. 
    Le capital autorisé de l'AIIB sera de 100 milliards de 
dollars, divisés en titres d'une valeur nominale de 100.000 
dollars. 
    La banque devrait prêter de 1,5 à 2 milliards de dollars 
l'année de son lancement avant d'accélérer nettement, a dit Jin 
lors d'un forum d'entreprises européennes mardi. 
    "Les années normales, avec un capital déposé de $100 
milliards, je pense que nous prêterons de $10 à 15 milliards par 
an, les cinq ou six premières années", a-t-il dit. 
    Conçue sur le modèle de la Banque mondiale et la Banque 
asiatique de développement, qu'elle est susceptible de 
concurrencer, l'AIIB a déjà attiré une cinquantaine de pays. 
 ID:nL5N0ZF0OJ  
    Malgré l'opposition de Washington, plusieurs alliés des 
Etats-Unis, dont l'Australie, la Grande-Bretagne, l'Italie, les 
Philippines et la Corée du Sud, ont déjà rejoint l'institution. 
    La Chine possédera 26,06% des droits de vote et détiendra 
une participation de 30,34% dans l'AIIB, a fait savoir le 
ministère chinois des Finances. 
    La participation et les droits de vote de la Chine comme des 
autres membres fondateurs seront progressivement dilués à mesure 
que de nouveaux pays intégreront l'AIIB, a-t-il souligné. 
    Le futur président de l'institution a tenté d'apaiser les 
craintes, exprimées notamment par Washington, que l'AIIB ne 
devienne un instrument au service de Pékin et des entreprises 
publiques chinoises. 
    Une trentaine de pays attendent d'être admis, a fait valoir 
Jin. 
    "Ils ne rejoindront pas la banque s'ils sont convaincus 
qu'elle sera l'instrument du gouvernement chinois", a-t-il dit . 
     
 
 (Michael Martina; Patrick Vignal pour le service français, 
édité par Véronique Tison) 
 
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