Chievolution Vérone

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Chievolution Vérone
Chievolution Vérone

Cataloguée comme l'équipe la moins intéressante de Serie A depuis quelques années - sans doute à juste titre -, le Chievo Vérone impressionne cette saison. Autant par ses bons résultats que par son jeu loin d'être aussi hermétique que par le passé.

Première journée de Serie A, édition 2015/2016. À la pause, le Chievo Vérone est mené 1-0 sur la pelouse de l'Empoli. Déjà éliminé quelques jours plus tôt au premier tour de Coupe d'Italie par la Salernitana (promue cette année en Serie B), le Chievo entrevoit déjà un début de saison cauchemardesque. Mais Rolando Maran, le coach des Gialloblu, a plus d'un tour dans son sac. L'inamovible, et ennuyeux, 4-4-2 est laissé aux vestiaires par le technicien au crâne reluisant. Au profit d'un 4-3-1-2 bien plus audacieux et exaltant. Car derrière leurs faux airs d'intermittents du spectacle au chômage, les bien-nommés "ânes volants" sont bien capables de déployer leurs ailes. Emmenés par leur trio d'ex-Milanais - les Milanisti Birsa et Paloschi avec l'Interista Meggiorini - les Clivensi renversent l'Empoli en moins de 10 minutes (1-3). Une semaine plus tard, l'innovation tactique permet d'étriller la Lazio (4-0). Puis c'est la Juve qui s'en sort presque par miracle sur un penalty très généreux (1-1). L'Inter s'impose, elle, au stadio Bentegodi largement contre le cours du jeu (0-1). Qu'importe, le Chievo reprend sa marche en avant face au Torino (1-0) et Sassuolo (1-1). Résultat, après six journées, les Gialloblu pointent à une jolie 7e place et impressionnent surtout par leur niveau de jeu.

Mauvaise réputation


Car pour les observateurs attentifs de Serie A, le Chievo est depuis de nombreuses années une version italienne du LOSC de René Girard. Le genre d'équipe qu'aucun non-supporter ne souhaite regarder. Et pour cause, une rediffusion d'un épisode de Derrick un samedi soir est sans doute bien plus captivante. Le fait que les Gialloblu entament leur huitième saison consécutive en Serie A mérite pourtant d'être salué. Mais les louanges se sont faites bien rares en raison de la manière employée. Absolument tout sauf spectaculaire, il faut bien le reconnaître. En témoigne le maintien tranquillement acquis la saison passée par le Chievo, en dépit de la pire attaque du championnat et de loin. Les Gialloblu n'ayant effectivement inscrit que 28 buts (sic !) en 38 matchs, soit 5 de moins que Parme, et même 8 de moins que Cesena, tous deux relégués. Avec a contrario seulement 41 buts encaissés, soit la quatrième meilleure défense du dernier exercice. Des statistiques qui en disent long sur la physionomie de jeu adoptée. Bien que la vérité soit un peu…


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