Chez VW, beaucoup savaient que les tests étaient truqués-presse

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 (Actualisé avec précisions, contexte, "no comment" du cabinet 
juridique) 
    FRANCFORT, 22 janvier (Reuters) - L'existence d'un logiciel 
destiné à fausser les résultats des tests anti-pollution des 
moteurs diesel de Volkswagen  VOWG_p.DE  était un secret de 
polichinelle au sein du département en charge du respect des 
normes environnementales, rapporte vendredi le quotidien 
Süddeutsche Zeitung, qui cite des résultats d'une enquête 
interne lancée par le constructeur.  
    De nombreux cadres et salariés travaillant dans le 
département du développement des moteurs du groupe automobile 
allemand connaissaient l'existence de "dispositifs de trucage" 
ou étaient directement impliqués dans leur conception, précise 
l'article du journal, qui a travaillé sur ce dossier avec les 
chaînes publiques NDR et WDR. 
    La culture du secret prévalait au sein de ce département, au 
sein duquel l'installation du logiciel de trucage des tests 
était ouvertement débattue dès 2006, précise le quotidien.  
    Il ajoute qu'un lanceur d'alerte, lui-même impliqué dans le 
trucage des tests d'émissions et qui a fourni des éléments de 
preuve aux enquêteurs, a averti un cadre dirigeant extérieur au 
département concerné mais que ce dernier n'a pas réagi. 
    Un porte-parole de Volkswagen s'est refusé à tout 
commentaire sur ce qu'il a qualifié de "spéculations", précisant 
que l'enquête interne, confiée au cabinet juridique américain 
Jones Day, se poursuivait.  
    Contacté par Reuters vendredi soir, le bureau de Jones Day à 
Munich a répondu que ses responsables de la communication 
étaient partis.  
    Depuis le début du scandale des émissions en septembre, 
Volkswagen a expliqué qu'à sa connaissance, seul un petit cercle 
de personnes connaissaient l'existence du logiciel de trucage.  
    Le groupe allemand dit ne pas avoir établi l'implication de 
hauts dirigeants ou de membres de son conseil de surveillance 
dans l'affaire, qui a conduit au remplacement de son président 
du directoire et devrait lui coûter des milliards d'euros en 
rappels, modifications techniques et procédures judiciaires.  
    Le Süddeutsche Zeitung précise que le lanceur d'alerte fait 
l'objet d'investigations du parquet de Brunswick. Celui-ci n'a 
pas répondu dans l'immédiat à une demande de commentaire 
vendredi soir.  
    Volkswagen a promis l'an dernier de ne pas licencier les 
salariés qui auraient révélé avant le 30 novembre des 
informations permettant de faire la lumière sur l'affaire.  
    Le groupe doit présenter les premières conclusions des 
enquêtes internes en cours lors de son assemblée générale 
annuelle en avril.  
     
 
 (Georgina Prodhan, Jan Schwartz et Edward Taylor; Marc Angrand 
pour le service français) 
 

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