"Chez Valderrama, c'était soirées sans pantalon"

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"Chez Valderrama, c'était soirées sans pantalon"
"Chez Valderrama, c'était soirées sans pantalon"

Agile et puissant, Mamadou Diallo a claqué plus de 20 buts pour le Sénégal, en 46 sélections. Un joli ratio qui ne lui a pourtant pas permis de participer à la Coupe du monde 2002... Qu'à cela ne tienne, "Big Mama" s'est consolé en brillant dans pas moins de seize clubs aux quatre coins du monde. Des pistes de ski norvégiennes aux soirées piscine de Valderrama à Miami, le buteur globe-trotter commente l'album photo.

Salut Mamadou ! Ici à Dakar, tout le monde t'appelle "Big Mama"… Tu peux nous expliquer pourquoi ? Oui, ça remonte à l'époque où je jouais à Tampa Bay, en MLS. On est allés au cinéma avec toute l'équipe, histoire de souder le groupe. Dans la file, j'étais le seul à vouloir regarder Big Mama, le super film avec Eddie Murphy. Comme j'étais assez puissant à l'époque, mes coéquipiers m'ont baptisé comme ça direct. Depuis, c'est resté, et ça ne s'arrange pas comme vous le voyez (il se tâte la bedaine, ndlr)…

Tranquille, c'est pas si facile la retraite…. Non, c'est pas facile de passer d'une vie à l'autre. Après la carrière, il faut savoir revenir à la réalité. Il y a plein de footballeurs qui galèrent. Moi, je n'étais pas doué pour les études, donc j'ai choisi très tôt d'investir dans l'immobilier. Aujourd'hui, grâce à mes locations, je touche chaque mois l'équivalent d'un bon salaire. Ça me permet d'aider l'équipe de mon quartier (Ouakam, un club de première division basé à Dakar, ndlr). J'apporte aux jeunes mon expérience, mon vécu, je leur montre comment avoir le bon comportement sur le terrain. En plus de ça, j'ai cette place de consultant à la télé sénégalaise, où je commente les matchs de la sélection. Ça fait du bien de pouvoir dire ce que je pense. Après tout, je l'ai bien mérité.

C'est vrai que tu as beaucoup voyagé grâce au foot ! Pas moins de douze pays, dont le Maroc, la Suisse, l'Allemagne, la Norvège, les États-Unis, l'Afrique du Sud, la Malaisie ou l'Arabie saoudite... Laquelle de ces expériences t'a le plus marqué ? La Norvège. J'ai joué pour Lillestrøm SK pendant deux ans. C'est un pays où il fait froid, donc je ne pensais jamais voir un seul Africain là-bas. Dans les rues pourtant, je suis tombé sur des Sénégalais, des Gambiens, des Maliens. Tous, ils prenaient cher ! Moi aussi d'ailleurs (rires). Les quinze premiers jours, je n'arrivais même pas à sortir de chez moi, j'étais choqué... Quand tu vois de la glace givrer ta fenêtre, quand tu peux rester toute la journée sans voir le soleil, pour un Africain, c'est une autre vie ! C'est comme plonger dans l'obscurité quelqu'un qui a toujours connu la lumière. Il ne voit plus rien, il est perdu.

Tu t'es…






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