Chez les Hornets, Batum s'est mis à piquer

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Les play-offs NBA commencent cette nuit. Pour les Charlotte Hornets, il faudra attendre dimanche (22h30) pour lancer les hostilités face à Miami. Une des affiches les plus alléchantes de ce premier tour avec Nicolas Batum qui pourrait enfin jouer un rôle de leader.

Toute la famille NBA est en excitation à l’approche de ces débuts de play-offs. Tout le monde se demande si les Warriors réussiront à réaliser le back to back ou si LeBron James réalisera son rêve de ramener un titre NBA dans sa ville de Cleveland. Mais s’il y a une franchise et un joueur qui ne font pas de bruit, ce sont Charlotte et son arrière/ailier polyvalent Nicolas Batum. Le Français et l'équipe de Caroline du Nord étaient faits pour s’entendre. Une franchise calme pour un homme discret. Loin des projecteurs, le numéro 5 des Hornets réalise tout simplement sa meilleure saison depuis ses débuts en NBA en 2008.

Une cicatrice appelée championnat d’Europe

Pourtant la saison 2015-16 n'avait pas commencé de la meilleure des manières pour celui que l'on surnomme Batman. Le Français n'a pas échappé à la mutation des Blazzers qui avaient laissé aussi filer LaMarcus Aldrige, Wesley Matthews, Robin Lopez et Aaron Afflalo. Le Tricolore a finalement pris la direction de Charlotte. Un changement radical pour l'ailier qui évoluait dans l'Oregon, à l'Ouest, depuis ses débuts dans la Ligue. L’équipe de France devait être une bouffée d’air frais et malgré la médaille de bronze obtenue lors de l'Euro Basket 2015 à domicile, Nicolas Batum ne peut s’empêcher de repenser à cette demie contre l’Espagne. Son obsession, sa rage, ce sont les trois lancers francs en fin de prolongation qui auraient pu permettre aux Bleus de recoller contre le rival de toujours. Mais Batman les a tous loupés. Un effondrement terrible. Et quand on connaît le personnage, on sait que Nicolas Batum est un joueur qui marche à l’affectif et la plupart des observateurs s’étaient dit que cet échec allait gâcher sa saison NBA dans une équipe qui n’avait pas fait les play-offs la saison précédente. [caption id="attachment_2451073" align="alignnone" width="750"] Nicolas Batum[/caption]

Comme un poisson dans l’eau

Mais dans le club de Michael Jordan, l’ailier réalise tout simplement la meilleure saison de sa carrière NBA. La mayonnaise a pris tout de suite. Et si la franchise milite actuellement pour que Kemba Walker soit élu MIP (joueur ayant le plus progressé), c’est bien Nico Batum qui s’impose comme la deuxième option offensive des Hornets. Dans un collectif parfaitement huilé, sa réputation de couteau suisse saute encore plus aux yeux. Présent des deux côtés du terrain,  Nicolas Batum a des stats qui parlent pour lui au point d’être cité pour une possible sélection au All Star Game : 14,9 pts, 6,1 rebonds et 5,8 passes en moyenne. Finalement, pas de ASG mais deux triple-double (Philadelphie et Miami) et une sixième place dans la Conférence Est à égalité avec Miami (3eme). Le Heat sera d'ailleurs le premier adversaire de Charlotte. Un duel d’équipes poil à gratter qui pourra permettre à Nicolas Batum de montrer l’étendue de son talent.  

Quid de la free agency ?

Car pour le 25eme choix de la Draft 2008, l’intersaison 2016-17 sera peut-être la plus importante de sa carrière. Les nouveaux droits TV vont entrer en jeu et faire exploser le salary cap des franchises NBA. Le Français a confirmé à Basket USA que Charlotte, qui n’a pas la main sur le dossier, est son option numéro un : « Rester ou partir ? Honnêtement je ne sais pas trop. C’est vrai que pour l’instant à Charlotte je peux exploser parce qu’on me laisse être moi-même à 100%. Et je pense que toutes les conditions sont réunies pour que l’on puisse attirer des joueurs. On a un GM qui est compétent, on a un propriétaire qui connait à peu près le jeu, on a un coach qui connait la NBA et on a un groupe qui est encore très jeune mais avec un gros potentiel ». Néanmoins, selon nos informations, la tentation de retourner à Portland lui trotterait dans la tête. Et il ne faut pas oublier que des franchises comme Boston ou les Lakers auront beaucoup d’argent à dépenser et pourraient lui offrir un contrat à 20M par an. Un avenir en NBA qui poussera le successeur de Tony Parker à faire l’impasse sur le TQO au moins de juillet avant on l’espère prendre la direction de Rio et ramener une médaille olympique. David Hernandez
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