Cheryshev, le tsar de Castille

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Cheryshev, le tsar de Castille
Cheryshev, le tsar de Castille

Premier Russe à porter le maillot du Real Madrid, Denis Cheryshev est aujourd'hui la sensation de Villarreal en compagnie de Vietto. Né à Novgorod, bichonné à Gijón, façonné à Madrid, il a fait de sa double identité une force.

Le 1er février 1998, le Sporting Gijón se déplace au Camp Nou. Petit attaquant râblé culminant à un mètre 69, Dimitri Cheryshev est l'unique buteur des Rojiblancos. Un pion tout aussi flatteur qu'inutile, puisque le Barça s'impose finalement 2-1. 17 ans plus tard, jour pour jour, c'est le fiston des Cheryshev, Denis, qui fait trembler les filets de l'antre blaugrana. Une ouverture du score futile, comme celle de son paternel : Villarreal échoue à un but de Barcelone. Plus qu'un passage de témoin entre père et fils, ce hasard des calendriers de Liga raconte l'histoire d'un gamin né à Novgorod dans une Union soviétique qui s'apprêtait à imploser. Rapidement débarqué en terre asturienne pour suivre la carrière du padre, il passe "près de deux mois à pleurer car (il) ne comprenai(t) rien". "Après trois, quatre mois, quand tu es un enfant, tu te fais plus ou moins comprendre avec des gestes", poursuit celui qui dispose aujourd'hui d'un double passeport, russe et espagnol. Présentation du premier sujet de Poutine à évoluer au Real Madrid. Un Real qu'il ne retrouve pas aujourd'hui, la faute à une clause de "peur" dans son prêt à Villarreal.
Cheryshev : "Moi, je frappais du pointu"
Avant d'enfiler la tunique blanc meringue, Denis Cheryshev a effectué ses premières frappes de balle à Gijón. "J'ai commencé dans l'école de Mareo, pas au Sporting, se remémore-t-il dans les colonnes du Pais. Vu que je n'avais jamais joué avant, je frappais toujours du pointu. Mes entraîneurs me disaient de frapper de l'intérieur, mais je leur répondais de me laisser tranquille. Moi, je frappais du pointu." De cette technique aléatoire, il conserve une conduite de balle atypique et des dribbles presque anachroniques. La dizaine d'années atteinte, il est repéré par le grand Real Madrid. Le deal avec la Casa Blanca rend le coup double pour la famille Cheryshev. Pendant que Denis intègre la cantera de Valdebebas, Dimitri prend en charge les commandes d'une équipe des catégories inférieures. Aucun cadeau ne lui sera pourtant fait : "En cadets, je jouais peu avec le Real et ça me prenait la tête. Je pensais que je n'étais pas aussi bon que ce que je croyais. De nombreuses fois, je n'étais même pas convoqué et je rentrais à la maison en pleurant. Mon père m'emmenait alors m'entraîner dans un parc...


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