Chérèque dénonce les coups de menton de Montebourg sur PSA

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LA CFDT ATTAQUE ARNAUD MONTEBOURG SUR L'USINE PSA D'AULNAY-SOUS-BOIS
LA CFDT ATTAQUE ARNAUD MONTEBOURG SUR L'USINE PSA D'AULNAY-SOUS-BOIS

PARIS (Reuters) - Le secrétaire général de la CFDT a dénoncé mercredi les "coups de menton" du ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, qui a donné, selon lui, de faux espoirs aux salariés de l'usine PSA Peugeot Citroën d'Aulnay-sous-Bois.

Après avoir demandé en juillet à la direction du groupe automobile de revoir ses plans, le gouvernement a pris acte mardi des conclusions d'un rapport de l'ingénieur des Mines Emmanuel Sartorius, qui juge inévitable une réorganisation des activités de PSA et une réduction de ses effectifs.

"La situation de Peugeot, malheureusement, on la connaissait avant le rapport qui nous a été livré hier", a réagi François Chérèque sur France Info. "M. Montebourg nous a dit avant l'été: 'je vais tout casser, je vais tout empêcher, c'est inadmissible'. Il a donné de l'espoir aux salariés de Peugeot et aujourd'hui il nous dit: 'calmez-vous, soyez raisonnables'."

"Au lieu de se prendre pour un super-syndicaliste, je pense que le rôle du ministre (...) était plutôt de regarder la réalité en face et les difficultés telles qu'elles existent", a poursuivi le dirigeant syndical.

François Chérèque a dit attendre maintenant le rapport de l'expert du comité d'entreprise pour voir comment "limiter la casse au maximum".

Mis en difficulté par la crise et des surcapacités manifestes en Europe, son premier marché, PSA a annoncé le 12 juillet la suppression de 8.000 postes en France, la fermeture en 2014 de son usine d'Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, et une réduction de l'activité sur son site de Rennes.

POUR THIBAULT, L'ÉPISODE N'EST PAS CLOS

Le secrétaire général de la CFDT a dit attendre du gouvernement une véritable politique industrielle pour redonner de l'avenir à l'industrie en France.

"Et ça ne se fera pas par des coups de menton au mauvais moment", a-t-il ajouté. "Ça se fera par une décision rapide de relancer la compétitivité de notre industrie."

Son homologue de la CGT, Bernard Thibault, a pour sa part déploré l'influence de la principale organisation patronale française, le Medef, et les hésitations du gouvernement.

"Il y a eu la séquence d'avant la conférence sociale (de début juillet), avec un discours du président de la République, du Premier ministre, très volontariste, y compris sur le domaine industriel", a-t-il déclaré sur Europe 1.

"Et puis il y a eu la séquence d'après la conférence sociale, avec un lobbying très important du Medef, qui semble amener aujourd'hui le gouvernement à être hésitant sur la nature des décisions à prendre", a-t-il ajouté.

Le président François Hollande a promis mardi de faire en sorte qu'il y ait le moins possible d'emplois supprimés et des reconversions chez PSA.

"C'est le genre d'engagement à la fois utile, nécessaire, je dirais minimum de la part d'un Etat", a estimé Bernard Thibault, qui avait appelé à voter pour le socialiste François Hollande pendant la campagne de l'élection présidentielle, ce printemps.

"Mais (...) ça fait des années qu'on entend que la puissance publique va essayer de faire en sorte d'accompagner au mieux les salariés licenciés. Et c'est quoi le résultat, aujourd'hui? C'est qu'on a un record de chômage et de précarité."

Le secrétaire général de la CGT a estimé qu'il était encore possible d'éviter la fermeture de l'usine d'Aulnay.

"Je pense que cet épisode n'est pas totalement clos", a-t-il dit. "Il ne doit pas y avoir de décision irrémédiable tant qu'on ne connaît pas le rapport commandité par les élus du personnel de Peugeot (dont les conclusions sont attendues fin novembre)."

"On ne peut pas banaliser la fermeture d'un site industriel comme celui d'Aulnay dans un pays comme la France", a-t-il ajouté. "Si on accepte ça sans contradiction, sans examiner d'autres schémas possibles, il ne faudra pas s'étonner (...) que notre pays constate la disparition de ses unités de production."

Emmanuel Jarry, édité par Yann Le Guernigou

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  • M1754721 le mercredi 12 sept 2012 à 12:20

    Deux interprétations. D'un côté, une entreprise incompétente qui change d'activité: elle ne fabrique plus des voitures mais des chômeurs et d'un autre côté , un ministre (bavard stérile) et des syndicats (parasites)qui ruinent l'industrie française. La France coule et les agioteurs computent leurs PV.

  • janaliz le mercredi 12 sept 2012 à 10:49

    Quant Thibaut et sa politique industrielle, c'est pour placer les permanents de la cgt dont on n'a que faire. Dehors tous ces mecs qui ont la France à la ruine industrielle !

  • janaliz le mercredi 12 sept 2012 à 10:47

    Chérèque commence à comprendre. Il était temps. Le Montebourg serait bien dans une farce de Feydeau, malheureusement l'économie n'est pas une farce. Lui c'est putôt le Rantanplan dans Lucky Luke. Comprends pas grand chose, mais aboie !

  • alai1498 le mercredi 12 sept 2012 à 10:03

    Pour une fois, je suis bien d'acord avec Chérèque: Montebourg est un charlot! Et c'est ça qui va redresser la France?

  • bordo le mercredi 12 sept 2012 à 10:03

    Bien d'accord avec M4630217, François Chérèque est un homme raisonnable et sérieux connaissant bien ses dossiers et l'économie, lui. Ce n'est pas un farceur qui raconte n'importe quoi ce qui, dans le monde politique n'a AUCUNE importance. Dans la vraie vie au contrire, avec des vrais gens et des vraies entreprises il est fondamental d'être sérieux, ce qui n'évite pas les erreurs qu'il est tellement facile de dénoncer à posteriori.

  • ANOSRA le mercredi 12 sept 2012 à 09:59

    Tanja Sussest (SIA, majoritaire à Aulnay): "Le rapport est un écran de fumée derrière lequel se cachent aussi bien la direction que le gouvernement. On est scandalisés de voir que la direction n'avait pas été invitée à la réunion. On peut se poser des questions sur l'indépendance du cabinet Sartorius. Montebourg est un grand joueur de flûte: avant les congés il dit +je vais empêcher la fermeture d'Aulnay+, un mois après il a changé du tout au tout avec un discours du genre PSA est en difficulté.

  • ANOSRA le mercredi 12 sept 2012 à 09:44

    Démonstration des limites de compétences du ce ministre aux "coups de menton" improductifs!

  • M4630217 le mercredi 12 sept 2012 à 09:32

    Sans rire , il ferait un excellent ministre du redressement productif !