Chérèque chargé de suivre la politique de lutte contre la pauvreté

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FRANÇOIS CHÉRÈQUE CHARGÉ DE SUIVRE LA POLITIQUE DE LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ
FRANÇOIS CHÉRÈQUE CHARGÉ DE SUIVRE LA POLITIQUE DE LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ

PARIS (Reuters) - L'ex-secrétaire général de la CFDT François Chérèque suivra à la demande du gouvernement la politique de lutte contre la pauvreté dans le cadre de ses nouvelles fonctions d'inspecteur général des affaires sociales, a confirmé vendredi Michel Sapin.

Le gouvernement peut enrôler au sein de l'Igas (Inspection générale des affaires sociales) des personnalités pour leur confier des missions, a rappelé le ministre socialiste du Travail lors d'une rencontre avec la rédaction de Reuters.

"C'est en tant qu'Igas que François Chérèque s'est vu confier cette mission de suivi des dispositifs de lutte contre la pauvreté", a-t-il ajouté.

Michel Sapin a estimé que les dirigeants syndicaux avaient plus généralement une expérience et des qualités personnelles qui les qualifiaient pour endosser des responsabilités "utiles à l'intérêt général" en dehors du monde syndical.

"On verra dans les semaines qui viennent s'il peut y avoir des responsables FO, je pense aussi des responsables CGT, qui ont fait preuve de qualités qui sont utiles à l'intérêt général", a ajouté le ministre du Travail.

Il n'a pas dit si cela pourrait notamment concerner le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, qui est sur le point de quitter à son tour ses fonctions.

"Cette conversation n'a pas eu lieu avec lui", a-t-il dit avant néanmoins d'ajouter: "Bernard Thibault est quelqu'un qui a des qualités exceptionnelles."

François Chérèque, qui a laissé la direction de la CFDT à Laurent Berger en novembre dernier, a également pris la tête de Terra Nova, un think tank proche du PS.

Une de ses anciennes proches collaboratrices, Laurence Laigo, est pour sa part entrée au cabinet de la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem.

"Nous n'avons pas d'interlocuteur privilégié dans le monde syndical, nous parlons avec tout le monde", a cependant tenu à préciser Michel Sapin.

Le ministre du Travail s'est par ailleurs défendu de toute intervention dans les affaires internes du Medef, où se pose la question de la succession de Laurence Parisot.

Il n'en a pas moins jugé que cette organisation patronale traversait un "moment important parce que le Medef est un partenaire (...) qui est très important" pour le gouvernement.

"On est comme les marchés, nous. On n'aime pas l'absence de visibilité ou l'instabilité", a-t-il ajouté. "Plus vite il y a une visibilité sur nos interlocuteurs au Medef, mieux ce sera, quels que soient ces interlocuteurs."

Laurence Parisot a déclaré vendredi sur France 2 qu'elle n'avait pas encore décidé si elle solliciterait ou non une prolongation de deux ans de son mandat à la présidence du Medef.

"Beaucoup de chefs d'entreprises m'ont demandé de considérer cette possibilité. J'ai dit que je pouvais y réfléchir (...) Je n'ai pas pris ma décision. Je ne sais pas", a-t-elle expliqué.

Emmanuel Jarry, édité par Sophie Louet

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  • M2280901 le vendredi 18 jan 2013 à 13:53

    on va en accueillir des immigrés avec ce mec !