Cherchant une coalition, Rajoy se veut souple sur les déficits

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    par Blanca Rodríguez 
    MADRID, 11 février (Reuters) - Le président du gouvernement 
espagnol Mariano Rajoy a fait jeudi un pas vers d'éventuels 
partenaires pour former une coalition et sortir de l'impasse née 
des législatives en annonçant vouloir demander à Bruxelles un 
peu de marge en matière d'objectifs de déficits budgétaires. 
    Les élections législatives du 20 décembre ont été remportées 
par le Parti populaire (PP, droite) de Mariano Rajoy mais sans 
majorité absolue.  
    Mariano Rajoy n'ayant pu former de gouvernement, c'est au 
socialiste Petro Sanchez de s'y essayer.  
    Dans l'intervalle, Mario Rajoy et son gouvernement expédient 
les affaires courantes et n'excluent pas de former malgré tout 
un gouvernement de coalition. 
    Jeudi, Mariano Rajoy s'est départi de son énergie habituelle 
à défendre l'objectif d'un déficit de 2,8% du produit intérieur 
brut pour 2016 voulu par l'UE, estimant que cela pourrait 
satisfaire tant le PSOE de Pedro Sanchez que les libéraux de 
Ciudadanos. 
    "L'Espagne doit suivre la feuille de route pour la stabilité 
négociée avec l'Union européenne, mais elle pourrait aussi 
utiliser la souplesse permise par le droit européen", a déclaré 
Mariano Rajoy lors d'une conférence de presse. 
    Ciudadanos, qui est ouvert à une coalition avec le PP et le 
PSOE, s'est dit la semaine dernière favorable à un report d'un 
an ou deux des objectifs à atteindre en matière de déficit. 
    Pendant la campagne électorale, Pedro Sanchez avait fait 
savoir qu'il contesterait les objectifs de déficit s'il était 
élu.  
    A l'inverse, le commissaire européen à l'Economie, Pierre 
Moscovici, a déclaré la semaine dernière que l'Espagne devait 
respecter l'objectif malgré des dernières prévisions de la 
Commission européenne prévoyant un déficit à 3,6% du PIB cette 
année. 
    Déjà pour 2015, il se pourrait que l'objectif prévu de 4,2% 
soit finalement de 4,8%, selon la CE.  
    Dans les colonnes du Wall Street Journal de jeudi, le 
ministre espagnol de l'Economie, Luis de Guindos, affirme que 
l'Espagne s'en tiendra à ses objectifs grâce à la reprise 
économique et que le déficit de 2016 pourra être ramené sous la 
barre des 3% de la richesse créée. 
 
 (Blanca Rodriguez; Danielle Rouquié pour le service français) 
 
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