Chemise arrachée : recours d'Air France après un licenciement refusé

le , mis à jour à 16:07
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Chemise arrachée : recours d'Air France après un licenciement refusé
Chemise arrachée : recours d'Air France après un licenciement refusé

L'affaire dite de la «chemise arrachée» du directeur des ressources humaines (DRH) d'Air France connaît un rebondissement. L'inspection du travail a refusé d'autoriser le licenciement du délégué du personnel (CGT) accusé par la compagnie d'avoir agressé deux vigiles et le DRH Xavier Broseta le 5 octobre 2015, selon une décision consultée ce jeudi par l'AFP.

La loi prévoit que l'inspection du travail soit saisie pour un salarié protégé, ce qui est le cas d'un élu du personnel. Air France «va former sans délai un recours hiérarchique auprès du Ministère du Travail» contre la décision de l'inspection du travail, a indiqué un porte-parole du groupe. 

Dans sa décision, l'inspection du travail indique que les «faits invoqués pris dans leur ensemble ne permettent pas d'établir l'existence d'une faute lourde commise par le salarié, caractérisant son intention de nuire vis-à-vis de l'entreprise». Le délégué est accusé par la direction d'avoir «poussé et bousculé un autre salarié» en direction du DRH. Mais pour l'inspection du travail, «il est impossible de déterminer avec certitude» s'il «bouscule des salariés volontairement, ou s'il est lui-même chahuté».

Procès le 27 mai

Le recours n'étant pas suspensif, la compagnie doit réintégrer le salarié d'Air France Industries (maintenance) et lui payer le salaire non perçu depuis sa mise à pied conservatoire sans solde prononcée le 16 octobre, précise Mehdi Kemoune, responsable juridique de la CGT Air France. Selon le Code du Travail, «si le licenciement est refusé, la mise à pied est annulée et ses effets supprimés de plein droit». Quatre autres employés d'Air France ont été licenciés. Avec le délégué CGT, ils seront jugés le 27 mai au tribunal correctionnel de Bobigny pour violence.

Très à charge, la décision de l'inspection du travail relève par ailleurs une violation par Air France du code de sécurité intérieure, lequel interdit ...

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  • 445566ZM il y a 11 mois

    Les syndicats se sont arrogé le droit de la vie et (surtout) de la mort des entreprises.Une idée simple. Il sera possible d'initier un grève seulement si tel est le résultat d'un vote, des salariés. Vote à bulletin secret, et sous contrôle d'un huissier. Qui dit que cette mesure est trop démocratique pour la France ?

  • paspil il y a 11 mois

    le pb est surtout que l article n est pas tres clair ... apres on peut condamner pour l exemple et la pas besoin de preuve , peu importe qui pousse qui , surtout dans une foule ...

  • mikkaela il y a 11 mois

    on fait moins de "bazar" quand c'est quelqu'un qui se fait agresser dans la rue....

  • paspil il y a 11 mois

    son crime ... avoir poussé et bousculé un salarié , comme c est méchant ... j avoue que j ai deja fait la meme chose au boulot ... j aurais peut etre du aller en prison .

  • M8252219 il y a 11 mois

    Il est quand même impensable que l'inspection du travail blanchisse ce délégué avant que la justice au pénale se soit prononcé.

  • c.voyant il y a 11 mois

    Et durant le même temps 80 milliards d'Euros sont volés à l'état chaque année par les fraudeurs fiscaux soit l'équivalent du salaire annuel de 7 millions de Français et çà ne provoque que peu de réactions, sans cette fraude la dette serait remboursée, les charges des entreprises pourraient être diminuées et AIR FRANCE n'aurait pas besoin de licencier son personnel!

  • glaty il y a 11 mois

    Syndicaliste ou pas, . ils doivent aller en prison, Il faut souhaiter que les victimes de ces agressions : fassent appel pour condamner ces agresseurs à la prison ...

  • M5062559 il y a 11 mois

    En fait, pour éviter que les délégués se comportent en mafieux stalin iens ou f ascistes, il suffit d'interdire le renouvellement de mandat d'élus. Un salarié syndiqué ne devrait pas avoir le droit de représenter deux fois de suite. on devrait aussi limiter les postes de délégués à deux mandats non consécutifs.

  • stochast il y a 11 mois

    Il est quand même surnaturel que la DIRECCTE se prononce déjà sur une affaire qui n'a même pas été instruite au pénal !

  • e_remond il y a 11 mois

    Le Cancer Généralisé du Travail s'en sortira une fois de plus. Inadmissible que les (certains) syndicats dirigent les entreprises !!!