Chelsea, un complexe européen

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C'est une anomalie qui bouffe José Mourinho. Jamais, en cinq saisons complètes passées sur le banc de son Chelsea, le Portugais n'a réussi ce qui était pourtant sa mission de départ : gagner la Ligue des champions. Pire, ce club à qui il a construit un caractère l'aura fait une fois, sans lui, en 2012. Avec peut-être encore aujourd'hui, le pire Chelsea de l'histoire.

C'est un touche-à-tout. L'homme que l'on voit rarement, mais qui est partout. Il connaît tout, de tout, tout le temps. Pendant longtemps, il était l'homme de base, en interne, de l'un des clubs les plus puissants de la planète : Manchester United. Puis, en septembre 2003, un oligarque russe inconnu va en faire son nouvel homme de confiance. Plus encore, il va lui demander d'être son porte-voix. Chelsea vient alors d'être racheté par Roman Abramovitch, et Peter Kenyon est nommé chef exécutif de ce qui est considéré alors à l'époque comme un club de losers par essence. La première année du duo va être un échec porté par un technicien italien, Claudio Ranieri, qui vient d'échouer en demi-finale de Ligue des champions face à Monaco. Abramovitch veut aller vite, très vite, pour que Chelsea brise rapidement la bicéphalie d'une Premier League dominée depuis 1996 par le Manchester United de Ferguson et l'Arsenal de Wenger. Le 2 juin 2004, dans un enchaînement de crépitements incéssants, José Mourinho, tout récent vainqueur de la C1 avec le FC Porto, vient de se poser face à la presse. À sa droite, Peter Kenyon.

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Mourinho est le choix du patron. C'est, dans sa pleine mesure, l'élu. Celui qui doit construire le rêve sans limite d'Abramovitch. Il ne le sait pas encore, mais l'entraîneur portugais vient de rencontrer à cet instant, confiné dans sa chemise bleu ciel, la femme de sa vie, celle qui va définitivement le faire basculer dans une autre dimension. D'entrée, il veut percuter, frapper un grand coup et que les gens se rappellent de lui comme le Special One. The Special One. "Combien de professionnels dans le monde, quel que soit le domaine, sentent comme moi qu'ils sont bons dans ce qu'il font ? Des milliers. (…) La différence, c'est que moi, je dis ce que je pense. Les autres, non. Suis-je arrogant ? Les autres sont-ils cyniques ?" La révolution bleue vient de commencer avec un objectif précis : faire grimper Chelsea sur le toit de l'Europe en donnant à ce nouveau groupe "le goût de la victoire".

4207 jours se sont écoulés depuis le début de ce basculement. Le rêve bleu de Roman Abramovitch a depuis pris de l'épaisseur. Chelsea est devenu un ogre européen et a effacé en quelques années son statut d'équipe qui n'avait pas remporté le moindre championnat…




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