Cheika : " On voulait aller au bout, c'est douloureux "

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Cheika : " On voulait aller au bout, c'est douloureux "
Cheika : " On voulait aller au bout, c'est douloureux "

Attristé par la défaite de l'Australie en finale, mais pas abattu, Michael Cheika a tiré un bilan très positif de la Coupe du monde des Wallabies en conférence de presse samedi soir. L'ancien entraîneur du Stade Français a aussi remercié son groupe pour ces mois passés ensemble.

Michael Cheika, le score final (34-17) n’est-il pas sévère ?
Le score final importe peu. C’est douloureux de perdre. C’était un grand match et on a fait une belle compétition. On voulait aller au bout et quand on regarde derrière nous, on n’a pas réussi. C’est ça qui est douloureux…

Qu’est-ce qui a fait la différence ce samedi soir d’après vous ?
Il y a eu une ou deux pénalités difficiles et s’est alourdi avant et après la mi-temps. On pensait quand même que quarante minutes, c’était assez pour revenir dans le match et en changer la physionomie. C’est ce qu’on a réussi à faire alors que le score était de 21-3. On aurait pu abandonner, rentrer à la maison en se disant qu’on avait fait une bonne compétition, mais on a montré du cœur, du courage, on s’est battus jusqu’au bout !

La Nouvelle-Zélande est la première nation à conserver son titre de championne du monde. Comment rivaliser contre une telle machine ?
Pour rivaliser avec la Nouvelle-Zélande, il faut se tester contre eux en permanence, et on a la chance de les jouer souvent dans le Four Nations. Il faut s’étalonner contre les meilleurs. On a fait des progrès depuis douze mois et on doit continuer à grandir. Ce n’est que le début pour nous. On veut faire de belles choses et faire progresser le rugby australien, en jouant de cette manière, et en ayant des résultats.

« Avec le staff, on voulait aller chanter l’hymne sur le terrain »

Quel bilan tirez-vous de cette Coupe du monde ?
Je suis enchanté. On a été honnête sur la manière dont on vivait sur et en dehors du terrain. Nous, le staff, on voulait aller chanter l’hymne sur le terrain mais on n’a pas eu le droit, World Rugby n’a pas voulu, on était un peu déçu.

David Pocock a encore été l’un des meilleurs sur le terrain…
David Pocock a joué de manière fantastique. Avec Hooper, ce sont aussi des personnes géniales en dehors du terrain, pas seulement des bons joueurs. Et ils vont être très importants à l’avenir pour faire grandir le rugby en Australie, pour séduire des supporters, et pour donner envie de jouer aux gamins.

L’ambiance a été énorme pour cette finale…
J’aimerais vraiment remercier le public pour la passion qu’il a affichée, aussi bien ici qu’en Australie. Le rugby est un sport magnifique. On a énormément apprécié tout ce soutien. Merci beaucoup.

Propos recueillis par notre envoyé spécial, Jean-François Paturaud

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