Cheika : " Je préfère jouer du mieux possible "

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Cheika : " Je préfère jouer du mieux possible "
Cheika : " Je préfère jouer du mieux possible "

Ravi de s'être qualifié pour la finale, le sélectionneur australien Michael Cheika a rendu un hommage appuyé à ses joueurs et en particulier à Adam Ashley-Cooper, auteur d'un triplé ce dimanche. L'ancien coach du Stade Français va maintenant se mettre au travail pour préparer le match le plus important de sa carrière.

Michael Cheika, quel match incroyable ! Votre équipe est allée chercher cette victoire jusqu’au bout parce que ça n’a pas été facile…
Non, pas du tout. Au moment où on a joué assez ouvert, on a marqué quelques essais. Mais on s’est trompé un peu parce qu’on a laissé trop ouvert, on a rattrapé quelques ballons qu’on a redonnés dans le jeu ouvert. Ils ont contre-attaqué, ils nous ont posé des problèmes. Et après tout a de nouveau bien fonctionné, avant qu’on leur redonne à nouveau trop de ballons. Donc on a fait une période de presque trente minutes sans ballon, juste en récupération. Mais on s’entraîne en défense la moitié du temps.

Un mot sur la performance de David Pocock qui a été excellent en défense…
Oui, surtout avec la blessure qu’il a eue avant. On ne l’imaginait pas jouer pendant 80 minutes et il l’a fait assez bien. C’est un joueur qui est très fort sur ce type de jeu au sol, en défense.

Vous avez marqué quatre essais, est-ce que ça dénote d’une certaine idée du rugby ?
Oui, je sais que c’est un peu naïf de vouloir marquer des essais, parce qu’on laisse des espaces pour les contre-attaques. Mais je crois que les Australiens veulent qu’on joue comme ça. C’est notre habitude, notre coutume, et je préfère jouer comme ça du mieux possible, et perdre, plutôt que de jouer autrement et gagner.

« Dans un tournoi, il faut toujours s’améliorer »

Vous êtes la dernière équipe à avoir battu les All Blacks, est-ce que ça compte psychologiquement ?
Non je ne crois pas parce que si on regarde en arrière, on peut aussi voir les huit ou neuf fois où l’on a perdu aussi. Ce match avait lieu en août, c’était un autre monde à cette époque, maintenant tout ce qui compte c’est demain. Il faut récupérer et trouver une manière d’être compétitif.

Le match de ce soir montre que c’est possible de battre les Blacks, non ?
Je ne sais pas, je ne suis pas très bon pour les pronostics. Il y a des décisions à prendre. Soit on peut être très content de dire qu’on est en finale et rester comme ça, ou alors viser quelque chose de plus grand. On peut faire quelque chose de plus spécial, et ça va dépendre de notre envie. Le record des trois titres mondiaux ? Honnêtement, je ne savais pas. Je crois que je n’ai jamais regardé une Coupe du monde, même à la télévision, à part peut-être 1991 parce que j’étais jeune et qu’on sortait le soir. On regardait les matchs en boite de nuit parce que c’était en Angleterre (rires). Sinon, j’ai toujours été en vacances. La troisième fois, bien sûr que c’est exceptionnel, mais on ne pense pas à ça. On pense seulement à comment on peut s’améliorer, car dans un tournoi comme ça, il faut toujours s’améliorer. La seule fois où on n’a montré aucune amélioration par rapport au match précédent, c’était en quarts et on a failli perdre (ndlr : contre l’Ecosse).

« Je suis fier de dire qu’Adam Ashley-Cooper est mon ami »

La France va bientôt découvrir Adam Ashley-Cooper (ndlr : recruté par Bordeaux-Bègles), trois essais aujourd’hui, qu’avez-vous à nous dire sur lui ?
Moi je suis fan. Je l’ai connu chez les Waratahs pendant trois ans. C’est un très bon rugbyman, mais surtout une superbe personne. Il a un bon caractère, il est honnête. Je suis fier de dire que c’est mon ami parce que c’est quelqu’un de « top quality ».

Quelle va être la part du travail psychologique avant d’affronter les Blacks ?
On va voir exactement comme ça se présente. Il y a toujours une dynamique pour une équipe, comment tu sors d’une victoire. Parfois, vous sortez d’une victoire, vous êtes un peu vides. Donc on verra comment les joueurs seront demain et puis planifier la suite de la semaine. Nous, on a vraiment pris ce tournoi jour après jour, et je n’ai même pas fait le planning de la semaine prochaine. Ce soir on fera le planning, demain on regardera comment sont les joueurs mentalement et physiquement, et on verra ! (rires)

Propos recueillis par notre envoyé spécial, Jean-François Paturaud

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