ChE (H) : Face à la Suède, " un choix délibéré " selon Claude Onesta

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ChE (H) : Face à la Suède, " un choix délibéré " selon Claude Onesta
ChE (H) : Face à la Suède, " un choix délibéré " selon Claude Onesta

« On voulait faire un match sérieux, il l'a été tempérait Claude Onesta, le sélectionneur de l'équipe de France, sur le site des Experts. On voulait faire un match où on donnerait du temps de jeu à des joueurs qui en manquaient et où on soulagerait de manière conséquente ceux qui en avaient besoin. C'est difficile de battre une équipe comme la Suède qui était en quête de rédemption après son élimination. Une équipe très concentrée sur le match et sur le résultat, et l'autre qui était plus concentrée sur le fait d'utiliser le temps de jeu. Avec autant de rotations, on se met en difficulté, c'était un choix délibéré. Je craignais une démobilisation qui aurait provoqué un match presque ridicule, ça n'a pas été le cas. Pour les joueurs, c'est délicat, ils ne veulent pas se blesser et louper la suite, mais il faut être engagé pour ne pas passer complètement à côté du match. J'avais décidé de sortir Niko et Valentin pour ne plus les faire rentrer. Je pense que le score est anecdotique. »« On a préparé ce match comme à chaque fois se justifiait Daniel Narcisse, l'arrière de l'équipe de France. Mais on a perdu quelques ballons qui ont permis aux Suédois de se projeter vers l'avant comme ils savent bien le faire. On voulait aussi que tout le monde ait du temps de jeu, mais ces matchs sont durs à gérer. On n'avait pas eu beaucoup de temps de récupération. Il fallait que tous les joueurs arrivent à 100% pour le match de vendredi. Maintenant, on se concentre sur le match de l'Espagne. On n'aura pas beaucoup de temps pour le préparer mais il faudra l'utiliser pour bien se concentrer. L'Espagne est championne du monde en titre avec de la qualité, ils jouent très bien ensemble. Les France-Espagne se jouent toujours avec beaucoup d'engagement, d'intensité, et de tactique. On a vraiment envie de faire quelque chose de bien. »« C'est une vraie fierté de se dire qu'on a pu jouer le dernier match en étant déjà qualifié se félicitait Michaël Guigou, l'ailier gauche des Bleus. Hier on était très soulagés car entre le rythme infernal et le risque de rentrer à la maison avec une seule défaite on a pu relâcher temporairement la pression. On a fait un beau parcours jusqu'à maintenant, mais si c'est pour rentrer sans rien après une quatrième place, le parcours aura eu un intérêt limité. L'Espagne est toujours une équipe compliquée à jouer, mais je suis très impatient de jouer la demi-finale. »« Il est évident que disputer des matchs sans enjeu, ce n'est pas forcément simple reconnaissait Cyril Dumoulin, le gardien des Bleus. Mais ce sont des occasions d'apprendre. Alors, même si nous n'obtenons pas le résultat escompté, on a pu faire souffler des cadres et impliquer des joueurs qui avaient été moins sollicités depuis le début de l'Euro. On avait peut-être la demi-finale déjà en tête puisque ce dernier match n'allait rien changer au niveau du classement. Dans deux jours, tout peut arriver ! La France a su élever son niveau, a pris de la confiance mais l'Espagne est quand même championne du monde en titre. Il va falloir tout mettre dans cette demie. »« C'est un peu rageant parce qu'on mène presque tout le match pestait Nikola Karabatic, l'arrière des Bleus. Mais on ne va pas s'attarder sur cette défaite face à la Suède. Mais se concentrer sur les demi-finales, bien récupérer et se préparer pour un gros duel. Il n'est pas question de statut. De favoris. Nous, on ne calcule rien, on se concentre sur nous. À ce niveau-là, tout est possible. Il reste tout simplement deux matchs à jouer : les plus beaux et on s'est battus pour en arriver là. »« Tout le monde a participé se réjouissait Jérôme Fernandez, le capitaine de l'équipe de France. Et je crois que malgré cette défaite sans conséquence, on a assez de confiance pour aborder la demi-finale. Mais on n'a encore rien gagné. Il faut bien préparer tout ça parce que l'Espagne est capable de nous poser beaucoup de problèmes. »« On avait décidé de faire jouer tout le monde expliquait Igor Anic, le pivot de l'équipe de France. C'était un match qui allait être utile pour nous servir de base de travail pour la demi-finale. Le but n'était pas de griller les cadres car on savait que la rencontre n'avait pas trop d'intérêt numériquement. Il y a eu de bonnes choses, d'autres moins? Je suis content d'être toujours à 100% sur cet Euro, je me fixe comme objectif de rester à 100% le plus longtemps possible ! L'Espagne est un gros concurrent avec de très bons joueurs à chaque poste. »

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